Vendée Globe 2024. Maxime Sorel et son sponsor, "c'est une histoire d'amour qu'on a créé ensemble"

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À l'aube de ce Vendée Globe 2024, le skipper a vu ses trois sponsors mayennais, dont V and B, annoncer la fin de leur collaboration, après cette édition de l'Everest des Mers. Une séparation presque à contrecœur pour l'un des co-fondateurs de l'entreprise basée à Château-Gontier.

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C'est une aventure qui a commencé par un coup de cœur. "On ne connaissait pas la voile. Et c'est ce petit bonhomme là, au départ, qui nous a donné envie d'y aller", raconte Jean-Pierre Derouet, co-fondateur de l'entreprise mayennaise VandB.

Une histoire qui dure 

Ce "petit bonhomme" c'est Maxime Sorel. À 38 ans, le skipper né à Saint-Malo sera au départ le 10 novembre prochain de son deuxième Vendée Globe. Dixième il y a quatre ans, pour sa première participation, il repart à l'assaut de l'Everest des Mers, accompagné notamment par V and B comme sponsor. Un partenariat démarré il y a plus de 10 ans. 

"Moi, à l'époque, je suis ingénieur en génie civil, raconte le navigateur. Je n'ai jamais fait de solitaire. Je n'ai jamais fait de traversée de l'Atlantique. Et je rêve de Route du Rhum parce que je suis de Saint-Malo. Par le biais d'un franchisé, j'ai accès, finalement, à la direction de V and B." 

Le courant passe tout de suite et les deux co-fondateurs acceptent. Un "one shot" qui s'avère payant. En 2014, Maxime Sorel termine 23ᵉ de la Route du Rhum, mais premier de la catégorie Class40 Vintage.

Le skippeur, Maxime Sorel et le co-fondateur de l'entreprise VandB, se confient sur leurs 10 ans de collaboration. © Rose Bisquay

Du rhum à l'Everest des Mers 

C'est alors le début d'une longue et fructueuse collaboration entre les deux hommes. Après la Route du Rhum et la Jacques Vabre, ils décident de se lancer dans l'aventure du Vendée Globe. " On est au pied d'un hôtel au Brésil, à Salvador de Bahia, il est quatre heures du matin, après une bouteille de rhum", raconte Maxime Sorel.

On n'est que tous les deux, tout le monde est couché, et là, on se prend à rêver de tour du monde.

Maxime Sorel

Skipper

Si au départ l'homme d'affaires trouve le projet un peu fou, il accepte. " C'est Maxime qui m'a encore influencé un peu quand même, explique Jean-Pierre Derouet en rigolant. C'est un homme de cœur, mais c'est un homme aussi de raison. Il nous a expliqué qu'il allait faire ça de manière que ça ne coûte pas trop cher, et c'est ce qui s'est passé." 

"Une histoire d'amour qui s'arrête" 

Après une 10ᵉ place en 2021, il repart cette année pour une nouvelle édition. Mais ses trois sponsors, dont V and B, ont annoncé, il y a quelques semaines, qu'ils mettaient fin à leur collaboration après la course.

Une décision prise par la direction du groupe, mais difficile pour le co-fondateur de l'entreprise mayennaise, comme pour Maxime Sorel. " C'est une histoire d'amour qu'on a créée ensemble, et comme toute histoire d'amour qui s'arrête, on ne sait pas où on va aller, c'est forcément dur, confie le Malouin. En revanche, nous, clairement, on va rebondir, on tourne une page, je pense qu'on ferme un livre plutôt, et maintenant, on s'arme pour essayer d'en écrire un nouveau." 

Un nouveau livre, dans lequel V and B et Jean-Pierre Derouet pourraient quand même écrire quelques lignes. "Selon le projet qu'il va avoir, je pense qu'on ne sera pas loin, on pourra être aussi un partenaire beaucoup plus petit, mais on sera toujours présent, on le sait, c'est acté chez nous."

Notre reportage sur le sponsoring et le Vendée Globe

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Le Vendée Globe, c'est de la prouesse technique, bien sûr, des bateaux conçus pour aller toujours plus vite, toujours plus loin, mais cette course, c'est aussi et peut-être avant tout une aventure humaine. ©Olivier Cailler, Guillaume Perrot, Joakim Arlaud

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