Vendée : un homme de 24 ans condamné à 18 mois avec sursis pour apologie du terrorisme sur internet

Un homme de 24 ans, converti à l'islam, a été condamné jeudi par le tribunal judiciaire des Sables-d'Olonne, en Vendée, à 18 mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme sur internet. Des faits qui remontent à 2018.

© Damien Raveleau, France3

"Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis simple et d'un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, avec un certain nombre d'obligations et d'interdictions." a indiqué ce vendredi à l'AFP Olivier Couvignou, le procureur de la République des Sables-d'Olonne confirmant une information de Ouest-France.

"Les faits ont été commis entre janvier et mai 2018 à Challans" en Vendée, a précisé le procureur.

Avant son procès jeudi, le mis en cause, un homme de 24 ans converti à l'Islam, était placé sous contrôle judiciaire.
  
Selon son avocat Me Gwénaël Girard, "son comportement a inquiété les services de la DGSI, qui ont fait une note à la préfecture et qui a fait un signalement au parquet". 
    

"C'est une personne qui a de grosses difficultés psychiatriques : ce n'est pas le quidam lambda. Il a été diagnostiqué schizophrène et a déjà été en hôpital psychiatrique", a indiqué Me Girard, qui avait plaidé la relaxe pour son client lors du procès, soulignant qu'un des experts avait conclu à son "abolition du discernement".
  
"Au jour d'aujourd'hui, il est dans une approche modérée dans la pratique de sa religion mais ça n'a effectivement pas toujours été le cas. En lien avec son trouble psychiatrique, il a eu une obsession par rapport à cette religion à un moment donné", a dit Me Girard, précisant que les messages incriminés avaient été diffusés sur Facebook.
    
La loi punit de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende l'apologie du terrorisme. Cette peine est portée à sept ans et 100 000 euros d'amende lorsque ce délit est commis en utilisant un service de communication au public en ligne.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société terrorisme faits divers réseaux sociaux