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Scandale sanitaire en Vendée : “Les éleveurs sont les premières victimes”

La Confédération paysanne veut que les éleveurs soient aidés pour "confirmer un véritable changement de pratique". / © CC INRA DIST Flickr
La Confédération paysanne veut que les éleveurs soient aidés pour "confirmer un véritable changement de pratique". / © CC INRA DIST Flickr

La Confédération Paysanne réagit au lendemain du nouveau scandale sanitaire révélé par L214. Une nouvelle vidéo publiée mardi par l'association de défense des animaux montre des poules en cage dans un état déplorable.

Par Fabienne Béranger

Dans un communiqué de presse, la Confédération paysanne "condamne avec fermeté la nouvelle intrusion d’extrémistes de la "cause animale" dans un bâtiment de poules pondeuses" mais également "les conditions d’élevage dans cette unité industrielle de Vendée détenue par une entreprise d’ovoproduits (Les oeufs Geslin à Chauché, NDLR)."
Pour le syndicat agricole, ce nouveau scandale sanitaire révélé par L214 "illustre la dérive inéluctable d’un système industriel à l’agonie" qu'il dénonce depuis des années. "Les entreprises de l’aval continuent d’ériger la compétitivité-prix comme leur objectif primordial, quelles qu’en soient les conséquences sur le bien-être des animaux ou des hommes qui les côtoient, qu’ils soient paysans ou salariés."

La Confédération paysanne "appelle à une montée en gamme des produits et à l’amélioration de la transparence sur les conditions d’élevage", demandant à l'Etat et aux industriels d'accompagner "financièrement les éleveurs pour confirmer un véritable changement de pratique".

Car pour le syndicat agricole "les éleveurs sont les premières victimes" de ces scandales sanitaires. "De tels événements médiatiques sont à même d’amplifier la détresse psychologique et économique des paysans déjà fragilisés par des crises à répétition et une pression des contrôles devenue insoutenable".

Suite à la vidéo de L214, le groupe Panzani et sa filiale Lustucru Frais, qui se fournissaient chez l'éleveur incriminé, ont pris la décision d'exclure de leurs produits les oeufs de poule en cage, à l'horizon 2025.



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