VIH, IST, hépatites : semaine de dépistage en Pays de la Loire

En Pays de la Loire, on estime qu'environ 600 personnes sont porteuses du VIH et l'ignorent. DR/Canva
En Pays de la Loire, on estime qu'environ 600 personnes sont porteuses du VIH et l'ignorent. DR/Canva

La première semaine du dépistage VIH, IST et hépatites est organisée jusqu'au 1er décembre. L’objectif : rappeler l’importance de se faire dépister, peu importe l’âge ou le sexe.

 

Par Chloé Giraud

C’est la semaine du dépistage en Pays de la Loire. Il s’agit de promouvoir le dépistage du VIH mais aussi de toutes les autres infections sexuellement transmissibles. Cette campagne est organisée par l'Agence régionale de santé avec la Coordination régionale de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH (COREVIH). Elle s’achèvera le 1er décembre, journée mondiale contre le SIDA.

Pendant 7 jours, près de 50 actions de sensibilisation et de prévention sont proposées par les professionnels de la santé dans toute la région. Des affiches ont aussi été mises en place dans les salles d’attentes de cabinets médicaux, dans les pharmacies, mais aussi sur les bus.
 

184 nouveaux cas de VIH 

L'an passé, le nombre de cas de séropositivité a augmenté dans la région, avec 184 nouvelles personnes diagnostiquées. Au total, plus de 4 500 personnes sont atteintes du Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH) en Pays de la Loire. D'où l'importance de promouvoir l'accès au dépistage à travers cette semaine.

"Pour les médecins comme pour les patients, ce n'est pas toujours simple d'aborder ces questions. Avec cette semaine, nous souhaitons banaliser le sujet, faire en sorte qu'il soit plus facile d'en parler, explique Nicolas Durand, directeur général adjoint de l’ARS, mais ce n’est pas uniquement cette semaine qu’il faut parler de ces sujets, c’est toute l’année."

Le nombre de dépistages effectués en Pays de la Loire est relativement conforme à la moyenne nationale. Mais on y découvre moins de cas de séropositivité qu'ailleurs. 30 % des malades découvrent leur séropositivité à un stade tardif. Ils ont donc vécu pendant plusieurs années avec le VIH sans le savoir et ont pu la transmettre à leurs partenaires. Par ailleurs, l'ARS estime que près de 650 personnes ignorent qu'elles sont infectées par le VIH dans la région.

"On recommande de se faire dépister au moins une fois dans sa vie. Si on change de partenaire, il faut en parler avec son médecin et voir s’il est nécessaire de refaire des tests", indique le docteur Eric Billaud, président du COREVIH Pays de la Loire.
 

Les migrants particulièrement exposés

Jusqu'à présent, la plupart des découvertes de maladies sexuellement transmissibles concernaient les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes. Mais depuis 2018, la moitié des cas découverts touchent des migrants d'origine subsaharienne. Eux aussi découvrent souvent leur maladie plusieurs années plus tard car ils ont beaucoup de problèmes à gérer, notamment des traumatismes psychologiques.

Des avancées notables, notamment dans la lutte contre le Sida sont néanmoins à souligner. Le nombre de morts causées par le VIH est en baisse. 31 personnes sont mortes du Sida en Pays de la Loire l'année dernière, soit trois fois moins qu'en 2003. On vit de mieux en mieux avec le virus même s'il nécessite un suivi médical régulier et un traitement quotidien.

Pour rappel, il est possible de se faire dépister dans un laboratoire, dans les Centre Fédératifs de Prévention et de Dépistage ou en s'adressant à son medecin traitant.

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