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La filiale française d'Ikéa est accusée d'avoir espionné ses salariés et ses clients

Une enquête pour espionnage vise l'enseigne Ikéa. Des perquisitions ont eu lieu ce matin au magasin d'Avignon-Vedène. 
Les syndicats F0 et CGT ont déposé plusieurs plaintes qui ont conduit à l'ouverture d'une information judiciaire.
Les syndicats F0 et CGT ont déposé plusieurs plaintes qui ont conduit à l'ouverture d'une information judiciaire.
Des perquisitions ont eu lieu ce matin dans le magasin Ikéa d'Avignon-Vedène dans le cadre d'une enquête ouverte pour espionnage à l'encontre de salariés et de clients.
 
En février 2011, le Canard Enchaîné avaient révélé que la filiale française du géant sudéois était suspectée d'avoir utilisé des méthodes de "flicage" envers des salariés et des clients, jugés "suspects", en se procurant via des enquêteurs privés toute sorte de renseignements sur leurs antécédents judiciaires, policiers ou leurs comptes en banque.
 
Les syndicats FO et CGT avaient alors déposé plusieurs plaintes, ce qui a conduit la justice à ouvrir une information judiciaire en avril 2012. Les premières mises en examen sur les soupçons de surveillance illégale sont intervenus fin janvier, par des juges d'instruction versaillais. Le siège d'IKEA France a été perquisitionné le 9 mars dernier, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles avaient alors vérifié les ordinateurs et saisi des documents de la direction.

Le magasin d'Avignon-Vedène a ouvert ses portes en août 2010. 
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