Marseille : l'enjeu des aires marines protégées

Au moins 10 % des zones marines et côtières de la terre devraient être protégées d'ici 2020. Il n'y en a que 1 % actuellement. Et le parc national des calanques à Marseille démontre  que la protection environnementale est possible aux abords d'une métropole.

Visite des membres du congrès au Parc National des Calanques
Visite des membres du congrès au Parc National des Calanques
Durant toute la semaine se tient au Palais du Pharo le Congrès international des aires marines protégées (IMPAC), qui rassemble les principaux acteurs du secteur maritime à travers le monde, au-delà des frontières nationales ou sectorielles. Son but : œuvrer ensemble à la protection et au développement durable des océans. ce qui n'est pas une mince affaire lorsque l'on sait que 1% seulement des aires marines et côtières dans le monde sont protégées. Les chiffres sont les mêmes en ce qui concerne la Méditerranée.
Les participants au Congrès ont eu l'occasion de visiter en bateau la zone côtière du parc national des calanques. 

Bataille pour protégéer les aires marines de l'Antarctique

Les membres (24 Etats et l'Union européenne) de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) se réunissent aussi cette semaine en Australie, avec la Russie, pour parvenir à un accord après plusieurs échecs.
"L'Australie, l'Union européenne, la France, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis appellent conjointement à la création cette année d'aires maritimes protégées dans l'océan Austral, la région de la mer de Ross et en Antarctique oriental", indiquent les cosignataires, qui ne nomment pas la Russie.
"La création de telles aires protégées sont dans le prolongement de la vision exprimée par toutes les nations lors du Forum mondial sur le développement durable à Johannesbourg en 2002 et de la Conférence de Rio en 2012", ajoutent-ils.
La CCAMLR est un organisme créé en 1982 et chargé de gérer les ressources marines de l'Antarctique.
Cette proposition avait été discutée en juillet dernier lors d'une rencontre en Allemagne mais aucun accord n'avait été conclu.
Les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande veulent instituer une aire maritime protégée dans la mer de Ross (sud-ouest de l'Antarctique), qui s'étendrait sur quelque deux millions de km/2.
Un autre projet, porté par la France, l'Australie et l'Allemagne, pour la création de sept aires marines protégées sur la façade est de l'Antarctique, avait également été retoqué.

La création de ces aires maritimes protégées doublerait la surface des sanctuaires marins.

Les eaux de l'Océan austral autour de l'Antarctique abritent des écosystèmes exceptionnels en bonne partie préservés des activités humaines, mais désormais menacés par le
développement de la pêche.
"Les propositions d'aires maritimes protégées présentées à la Convention reposent sur la meilleure science dont nous disposons, elles offriront un laboratoire unique pour la recherche marine et auront des effets bénéfiques et durables pour la préservation des océans, y compris l'utilisation durable de leurs ressources", ont souligné les pays dans le communiqué.
La CCAMLR doit se réunir dès ce mercredi à Hobart, sur l'île australienne de Tasmanie.
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