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Un homme tué d'une balle de fusil de chasse en pleine tête à Marseille

Un homme d'une trentaine d'années a été abattu au volant de sa voiture d'une balle de fusil de chasse en pleine tête. Au vu du profil de cet homme, de l'arme utilisée et du modus operandi, il ne s'agirait pas d'un règlement de comptes. 
L'homme a été abattu derrière un groupe d'immeubles de la Margeray, à Marseille.
L'homme a été abattu derrière un groupe d'immeubles de la Margeray, à Marseille. © France 3

La victime a été  découverte vers 9 h par une riveraine. Il s'agit d'un homme de 34 ans. Il a été tué vers 3 h du matin, abattu par un tir de fusil de chasse tiré en pleine tête au volant de sa voiture. Il a été mortellement touché au travers de la vitre du véhicule, qui a été brisée. 

Selon les premiers éléments de l'enquête de voisinage, deux coups de feu ont été entendus vers 03h15, et il se pourrait que l'agression ait eu lieu à cette heure-là. L'expertise médico-légale devra encore le confirmer. La victime, née en 1979, a été touchée au travers de la vitre du véhicule, qui a été brisée. Une douille de calibre 12 a été retrouvée près de la Peugeot 207.

Pas un règlement de compte

Les faits se sont produits dans le quartier de Sainte-Marthe, dans le 14e arrondissement de la ville, à La Margeray, un ensemble de copropriétés populaire qui ne fait pas
parler de lui, composé de petits immeubles surplombant la ville, et en premier lieu la grande cité des Flamants.

L'homme, qui faisait partie d'une famille de commerçants bouchers. Pour la Procureure adjointe de Marseille, Catherine Alexandre, "toutes les pistes sont ouvertes" :

© France 3
 
Samedi matin, les résidents observaient depuis leurs balcons les mouvements des enquêteurs, notamment de la police scientifique et de l'identité judiciaire. La scène était bouclée par les forces de l'ordre, et la presse tenue à distance par le cordon et des habitants.
A la mi-journée, les pompes funèbres sont arrivées pour emmener le corps.

L'enquête ne dispose d'"aucun témoin" des faits à ce stade, a indiqué devant la presse la magistrate, qui s'est rendue sur place. La victime a été commerçant, a-t-elle confirmé. "L'était-il encore?", a-t-elle ajouté, tandis qu'un habitant lançait "c'était un commerçant! c'était un bon garçon!" Très vite après la découverte, la famille a été sur les lieux. L'homme avait "a priori un domicile dans cette cité", selon la procureure. Selon une source proche de l'enquête, au vu de son profil et de l'arme utilisée contre lui, il ne s'agit pas forcément d'un "règlement de comptes" comme il s'en produit à Marseille, souvent sur fond de trafic de stupéfiants.
"Ce n'est pas les méthodes classiques du réglement de comptes", a confirmé la représentante du parquet. "Les investigations sont en cours pour trouver le mobile, on ne fait pas ça sans mobile", a indiqué, également sur les lieux, le préfet de police Jean-Paul Bonnetain, relevant que "visiblement c'est une affaire organisée". Les investigations ont été confiées à la brigade criminelle de la PJ de Marseille, déjà en charge de nombreux dossiers d'homicides par balles. 

 

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