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Toulon : la faculté privée portugaise dérange les étudiants parisiens

Des centaines d'étudiants dentistes, orthophonistes et kinésithérapeutes ont manifesté à Paris en blouse blanche pour exiger la fermeture de l' université privée, le CLESI, implantée près de Toulon et à Béziers. Le CLESI avait été récemment reconnu légal par le Tribunal de Grande Instance de Toulon.

Par Ghislaine Milliet

Ils étaient plusieurs centaines à défiler en blouse blanche aujourd'hui. Etudiants dentistes, orthophonistes et kinésithérapeutes se sentent menacés par une formation privée, émanant de l'université portugaise Fernando Pessoa, qui a installé deux antennes à La Garde, près deToulon et à Béziers, sous le nom de Centre Libre d'Enseignement Supérieur International (CLESI).
Les deux CLESI  dispensent des formations diplômantes en pharmacie, odontologie, psychomotricité, orthophonie et kinésithérapie. Elles accueillent par exemple une centaine d'étudiants dentistes pour une inscription annuelle de 9.500 euros.
Pour les manifestants, il s'agit "d'une formation opaque qui contourne le numerus clausus".
Les deux antennes françaises du centre universitaire portugais Fernando-Pessoa, qui délivre un diplôme portugais valable dans l'Union européenne, ont ouvert en 2012 à Toulon
et 2013 à Béziers.
Mais la formation y est faite "par les pairs", "de façon artisanale", et "échappe à tout contrôle ministériel", a dénoncé Alexandre Hajjar, président de l'union nationale des étudiants en chirurgie dentaire. "C'est un contournement honteux du numerus clausus car il suffit d'un chèque pour accéder au diplôme" et cela bafoue "l'égalité des chances permise par l'université", estime-t-il.
Le 3 mars dernier, le CLESI a été reconnu légal par le Tribunal de Grande Instance de Toulon.

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