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Menace de grève des pilotes de bombardiers d'eau

Les pilotes de bombardiers d'eau de Marignane dénoncent de nouveau un manque de moyens. Selon eux, 10 des 12 canadairs seront opérationnels cet été. Ils menacent de lancer un mouvement de grève.
Selon Stéphan Le Bars, du Syndicat National des personnels navigants de l'aéronautique civile (SNPNAC), 10 des 12 Canadair seront opérationnels cet été.
Par ailleurs, au cours de la saison, "nous allons perdre des Canadair au coup par coup afin de remplacer des pales d'hélice moteur", et "le nombre d'avions cloués au sol va donc augmenter", déplore-t-il.
Or, note le délégué, la flotte (12 Canadair, 9 Tracker, 2 Dash et 3 Beechcraft) est "dimensionnée afin de maîtriser deux désastres distants sur le pourtour méditerranéen".
Autre sujet de litige, la "gestion du futur marché de maintien en condition opérationnelle des avions", qui n'a toujours pas été attribué alors qu'il arrive à échéance le 1er octobre, selon la même source.
"Il suffirait à notre direction de demander un avenant au titulaire actuel" pour prolonger le contrat jusqu'au 1er novembre, souligne-t-il. Ce qu'elle refuse, selon
lui, envisageant de "faire appel à des pays étrangers tels que l'Italie ou la Grèce".
Face à cette situation "intolérable et inadmissible", le syndicat demande d'"être entendu" par la Direction générale de la sécurité civile et le ministre de l'Intérieur.
Faute de réponse,

"nous lancerons lors de notre assemblée générale du 18 juin un préavis de grève, qui prendre effet le 18 juillet, en pleine saison estivale"


a-t-il menacé.
Les pilotes rappellent également qu'en juillet 2012, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur à l'époque, avait mis fin à la grève des pilotes de bombardiers d'eau
(la première depuis 1998), en s'engageant à défendre le modèle français de lutte contre les feux de forêt lors des débats budgétaires.
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