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"Nous faire proches les uns des autres" est le souhait de Mgr Georges Pontier

Sur tous les tons, les évêques de France ont sacrifié aux traditionnels "messages" ou "voeux" de Noël, souvent des vidéos, avec des mots pour les chrétiens d'Orient, les victimes des camps nazis voire une allusion aux crèches polémiques.
Monseigneur Pontier - Afp
Monseigneur Pontier - Afp

Le président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Marseille, Mgr Georges Pontier, souhaite que "nous sachions nous faire proches les uns des autres".

La palme de l'originalité et de la sophistication revient à l'archevêque de Rennes, qui s'exprime devant une crèche de la Nativité battue par la neige, avec piano et choeurs en fond sonore. Dans ce message, Mgr Pierre d'Ornellas propose "en cadeau de Noël" à ses diocésains la figure de Marcel Callo, jeune catholique rennais mort dans le camp de concentration de Mauthausen il y a bientôt 70 ans.
L'archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon, était lui devant le marché de Noël de Munich, "sur la route de Dachau", quand il a enregistré ses voeux, évoquant "le message de libération et de salut" de Jésus de Nazareth.
Plus classiquement, le cardinal-archevêque de Paris André Vingt-Trois a mis en valeur "l'espérance, la paix et la joie" apportées selon lui par la "venue du Christ" face aux "nouvelles dramatiques", aux "attentats terroristes", aux "meurtres".
Son homologue de Lyon Philippe Barbarin a une "pensée particulière pour l'Irak", où il s'est rendu à deux reprises cette année, auprès de chrétiens réfugiés au Kurdistan.
A Bordeaux, le cardinal Jean-Pierre Ricard les mentionne aussi tout en plaidant plus largement pour "l'accueil" de "nos frères", citant chômeurs, sans-papiers, étrangers, Roms...
Figure de l'épiscopat le plus traditionnel, Mgr Marc Aillet (Bayonne) a pris sa plume pour exprimer son "affection pour les chrétiens déplacés et persécutés d'Irak et de Syrie", mais aussi dire ce qu'il pense des affaires de "crèches bannies" des bâtiments publics: "On n'expose pas seulement les institutions de l'Etat au ridicule, on répète sans le savoir le récit même de l'Evangile: +Marie mit au monde
son fils premier-né; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire - c'est-à-dire une crèche -, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune+".
Plus oecuménique, Mgr Jean-Pierre Grallet (Strasbourg) a lancé un "à toutes et à tous, très joyeux Noël" dans un message cosigné par le président de l'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL), Christian Albecker.

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