Marseille : les malades chroniques du chikungunya

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ghislaine Milliet

A l'hôpital militaire Lavéran à Marseille, les malades chroniques du chikungunya ont rendez-vous une fois par mois, avec le professeur Simon, chef du service des maladies infectieuses et tropicales. Les patients ont contracté la maladie lors de voyages dans des pays infectés par le virus.

Le service de santé des armées abrite depuis longtemps, des équipes médicales expertes en médecine tropicale. L'un des grands spécialistes est le professeur Simon, chef du service des maladies infectieuses et tropicales, à l'hôpital Laveyran.
Chaque mois, il reçoit des malades chroniques du chikungunya. Tous ont contracté la maladie lors de voyages dans des zones infectées par le virus, véhiculé par le moustique tigre.
Au départ, les symptômes ressemblent à ceux d'une grippe, accompagnés d'une forte fièvre. Mais, pour un patient sur deux, des douleurs articulaires persistent ou apparaissent au bout de quelques jours. Pour certains, les douleurs sont ensuite devenues chroniques. Ils parlent de douleurs "sidérantes", "d'articulations sidérées". 
Le professeur Simon explique :

"Après la phase aigüe, ils ont la sensation d'emblée de vieillir très vite"

durée de la vidéo: 04 min 03
La maladie du chikungunya

Pour accompagner le traitement de ces douleurs chroniques, qui peut d'ailleurs se transformer en polyarthrite rhumatoïde, le professeur Simon a crée une équipe pluridisciplinaire composée d'un rhumatologue et un spécialiste de réeducation fonctionnelle. 
Dans notre région où circule le moustique tigre, les services de santé, les collectivités territoriales et l'armée surveillent de près les déplacements de l'insecte suceur de sang.
Pour transmettre la maladie en Paca, il faut qu'un moustique vivant dans la région, pique une personne malade, rentrée de son voyage. Puis aille piquer une autre personne, lui inoculant par la même occasion, le virus contracté lors de la première piqûre. C'est ce que l'on appelle un cas autochtone, c'est-à-dire que la maladie est contractée sur place.
L'an dernier, 11 cas autochtones ont été détectés sur la région de Montpellier. L'intervention de démoustication immédiate, réalisée par les pouvoirs publics, a permis d'éviter la contagion. Quatre cas autochtones de dengue, véhiculée par le même moustique, ont également été signalés en 2014.
Les organismes liés à la campagne de suivi des moustiques : l'EID, l'Agence régionale de santé.

 

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