Alpes-Maritimes : une purge pour boire de l'eau toujours recommandée dans trois communes

Depuis plusieurs semaines les habitants d’Antibes-Juan-les-Pins, Roquefort-les-Pins et La Colle-sur-Loup doivent faire couler l’eau deux minutes avant d’ouvrir, pour la première fois, le robinet pour boire ou faire la cuisine. L'arrêté préfectoral vient d'être prolongé.
Une purge de deux minutes est recommandée
Une purge de deux minutes est recommandée © maxpp/Thomas BREGARDIS

À cause des dépassements des normes autorisées en plomb et nickel constatés lors d’analyses effectuées par le délégataire Veolia et l’ARS (Agence régionale de la santé), les habitants d’Antibes-Juan-les-Pins, de Biot, de Roquefort-les-Pins et de La Colle-sur-Loup devaient laisser couler l’eau du robinet deux minutes avant de s'en servir. Alors que les Biotois peuvent à présent se passer de cette recommandation, l'arrêté préfectoral a été prolongé pour les autres communes. 

La recommandation s'applique uniquement pour la boisson, la préparation d’aliments et l’hygiène bucco-dentaire. Prendre sa douche, faire la vaisselle,  faire la lessive ou arroser ses plantes ne nécessitent aucune précaution. 

Plomb et nickel toujours présents

La présence des deux métaux lourds serait dû au déséquilibre du PH de l'eau la rendant ainsi plus "agressive". Son acidité et sa dureté provoquent la corrosion des métaux présents dans les canalisations, la robinetterie et les soudures. C'est en stagnant dans les conduits que l'eau se charge ensuite en métaux lourds, d'où la recommandation d'une purge. 

Une seule solution pour éviter que cela ne se reproduise : éliminer les conduits contenant plomb et nickel. Dans un communiqué la ville d'Antibes assurait que : "De nombreux sondages, remplacements de canalisations et branchements ainsi que de fréquentes analyses vont continuer à se dérouler ces prochains mois."

Un geste commercial demandé à Véolia

Certains habitants s'inquiètent de voir leur facture d'eau grimper à cause de cette purge systématique et prolongée. Le maire d'Antibes, Jean Leonetti a déjà pris les devants et assure "qu'un geste commercial, dans la globalité de la facture, va être demandé au délégataire."

De nouvelles analyses doivent être effectuées dès demain, 13 septembre, dans les communes concernées.

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