Antibes : les bus-trams restent sans voie, “c'est de l'argent jeté par les fenêtres” pour certains usagers

Alpes-Maritimes : les bus-trams alimentés au biogaz sont en circulation depuis janvier à Antibes. / © Frédéric Tisseaux FTV
Alpes-Maritimes : les bus-trams alimentés au biogaz sont en circulation depuis janvier à Antibes. / © Frédéric Tisseaux FTV

Un mois après leur inauguration à Antibes, les bus-tram ne circulent toujours pas normalement. Alimentés au bio gaz, ils remplacent la ligne 1 d'Antibes-Les-Pins jusqu'à la gare routière de Valbonne Sophia Antipolis. Mais entre les retards et le tracé modifié, difficile de s'y retrouver.

Par Nesrine Slaoui

Devant l'entrée du campus SophiaTech à Antibes, les couloirs neufs du bus-tram sont encore vides. Les engins dernier cri circulent quelques mètres plus bas sur l'ancien tracé de la ligne 1.

C'est de l'argent jeté par les fenêtres et on se demande quand les voies dédiées seront utilisées" s'indigne Laurence Briffa, présidente de l'association d'usagers Travisa.


Cette nouvelle ligne 100% bioGNV était présentée comme une petite révolution par la Communauté d'Agglomératin Sophia Antipolis (CASA) qui reconnaît des "dysfontionnements dus à des problèmes de rodage".

Un parcours semé d'embuches

Depuis leur lancement, ces nouveaux bus rose et blanc slaloment entre les obstacles. Prévue le 6 janvier dernier, leur inauguration a était repoussée suite à la présence d'eau dans les canalisations reliant la station de compression aux pompes.

Puis, le 11 janvier, c'est un accident qui met un coup d'arrêt : un chauffeur s'est encastré dans un parapet, dans le prolongement de la rue Henri-Laugier, après que le bus ait glissé sur du verglas. 
 
Alpes-Maritimes : le 11 janvier, un bus a glissé sur du verglas poussant le chauffeur à s'encastrer dans le parapet. / © Laurence Collet FTV
Alpes-Maritimes : le 11 janvier, un bus a glissé sur du verglas poussant le chauffeur à s'encastrer dans le parapet. / © Laurence Collet FTV
Pour Arnaud Delcasse, candidat divers gauche aux municipales, cela ne fait aucun doute : "Il y a eu de la précipitation dans la mise en circulation de la ligne parce qu'il fallait inaugurer avant les élections municipales."

Du chemin reste à faire

L'opposition dénonce donc le manque d'anticipation et de préparation notamment des stations de gaz et de la formation des chauffeurs. 

Malgré les couacs qui se multiplent, certains y trouvent tout de même leur compte :"Je gagne énormément de temps : 15 minutes par rapport au précédent tracé" nous explique un usager.

Pourtant, il reste encore 13 kilomètres à desservir, sur les 17 promis, pour que la ligne soit totalement effective.

La communauté d'agglomération assure que tout s'arrangera progressivement. 
 

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