Antibes : le tribunal rejette la demande d’indemnisation des campings sinistrés après les inondations de 2015

Les campings les Frênes, le Mistral, le Pylône et le Séquoia ont du fermer à la suite des inondations du 3 et 4 octobre 2015 / © Séverine Neuquelman / FTV
Les campings les Frênes, le Mistral, le Pylône et le Séquoia ont du fermer à la suite des inondations du 3 et 4 octobre 2015 / © Séverine Neuquelman / FTV

Le tribunal administratif vient de rejeter la demande d'indemnisation de quatre campings situés à Biot et Antibes. Ils réclament 10 millions d'euros aux communes pour indemniser leur perte d'exploitation. Ils avaient dû fermer sur décision des autorités après les inondations meurtrières de 2015.

Par June Raclet

C’est un coup dur pour les quatre campings sinistrés de la Brague. Le Tribunal administratif de Nice vient de rejeter leur demande d’indemnisation de 10 millions d’euros pour perte d’exploitation.

Nous allons faire appel de cette décision.

« Nous allons faire appel de cette décision, a commenté Me Philippe Caminade, l’avocat des propriétaires des quatre campings : Mes clients sont des gens combatifs, ils sont prêts à aller jusqu’au bout, que ce soit à la Cour d’appel de Marseille ou même jusqu’au Conseil d’Etat si notre demande n'est pas entendue. » Le montant des indemnisations demandées aux communes pourrait être modifié en appel. 

Les campings les Frênes, le Mistral, le Pylône et le Séquoia, situés sur les communes de Biot et d'Antibes, avaient dû fermer sur ordre des autorités après les inondations du 3 et 4 octobre 2015. Dans le camping du Pylône, une cliente britannique était morte au cours des intempéries. Aujourd'hui, seul un des quatre campings a pu ré-ouvrir, mais seulement sur une petite partie du terrain. 
 
Le camping du Pylône après les inondations du 3 octobre 2015. / © MAXPPP
Le camping du Pylône après les inondations du 3 octobre 2015. / © MAXPPP

Les propriétaires des campings ont donc dû brutalement cesser ou fortement diminuer leur activité. « N’importe quelle personne qui voit son fonds de commerce fermé cherche à être indemnisé, c’est une évidence de bon sens » affirme l’avocat, Me Philippe Caminade.

Les raisons du rejet du Tribunal administratif ne sont pas encore connues,  « mais nous allons étudier chacun des jugements pour comprendre cette réponse négative à la demande de mes clients », affirme l'avocat.
 

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