Lignes de bus suspendues à Antibes, une concertation engagée auprès les usagers pour définir le nouveau réseau

Publié le Mis à jour le
Écrit par Pauline Thuriez & Anne Le Hars

Depuis le confinement, le réseau Envibus a suspendu plusieurs lignes de transports, faute de fréquentation. Ne voyant pas les lignes de bus réapparaitre, un jeune lycéen d'Antibes a lancé une pétition pour protester contre ces modifications. Des ajustements sont annoncés pour le début octobre.

Le réseau de transports en commun de la Communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (CASA) a modifié ses dessertes depuis le confinement. Pour s'adapter aux fréquentations plus basses et s'ajuster aux rentrées d'argent plus faibles, plusieurs lignes de bus ont été suspendues ou des horaires modifiés. Un jeune lycéen antibois, Alex Olijnyk, a lancé une pétition pour contester ces changements du réseau Envibus. Il a déjà obtenu plus de 800 signatures. 

 

Ce qui me chagrine c'est de laisser des personnes âgées sans bus.

Alex Olijnyk, initiateur de la pétition

Il regrette notamment la suspension de la ligne 100 qui permettait aux habitants d'Antibes, Juan-les-Pins, Biot, et Valbonne de rejoindre Sophia-Antipolis. Celui-ci a été remplacé par le bus-tram A, entièrement gratuit. Une usagère des transports qui soutient la même cause qu'Alex Olijnyk n'y trouve pas son bonheur : "C'est beaucoup moins rapide et ça ne dessert pas les mêmes quartiers." 



Selon elle, ces modifications d'Envibus réduisent "l'autonomie des Antibois". Elle redoute de devoir devenir une "maman taxi" car son fils ne pourra plus se rendre de lui-même au collège. Selon elle, cette décision "va contre l'amélioration de la qualité de vie qui passe par moins de voitures en ville". 



Jean Leonetti, maire d'Antibes et président de la CASA, explique avoir pris la décision de changer le réseau Envibus à cause de l'épidémie de Covid-19. La baisse de fréquentation a engendré la perte de "5 à 7 millions d'euros" de recette pour les transports en commun, selon lui. 

Les gens ne prenaient plus le bus parce qu'ils avaient bien compris qu'il y avait une possibilité de contamination. Même depuis le déconfinement, on est à peine à 40% d'utilisation dans les lignes très fréquentée. C'est pour ça qu'on a réduit la voilure.

Jean Leonetti, maire d'Antibes

Le maire d'Antibes a expliqué que des lignes de bus ont été "suspendues" et non "supprimées" : "Petit à petit, on va remettre en place les lignes de bus qui ont été supprimées momentanément parce qu'on faisait tourner des bus à vide". L'objectif : "Remettre l'ensemble du service public d'ici la fin de l'année".

Des ajustements



Il assure que pour "chaque ligne suspendue il y a une offre alternative". "Rien n'est pire que de faire tourner des bus à vide, conclut-il. C'est inutile sur le plan écologique et désastreux sur le plan économique."

En octobre prochain, une concertation sera engagée auprès des usagers pour définir le nouveau réseau urbain. Une réunion entre la communauté d'agglomération et des parents d'élèves afin d'apporter de nouvelles solutions est organisée ce vendredi 11 septembre.



Chaque matin, 35.000 usagers utilisent les transports en commun de l'agglomération antiboise.



 
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