Municipales dans les Alpes-Maritimes : si j'étais maire... Les jeunes ont des idées et parlent environnement

Les jeunes pour le climat rassemblés à Nice pour manifester le 24/05/2019 / © Hugues Nicolas / FTV
Les jeunes pour le climat rassemblés à Nice pour manifester le 24/05/2019 / © Hugues Nicolas / FTV

Au dernières élections municipales ils étaient moins d'1 sur 2 à aller voter. Les jeunes entre 18 et 24 ans, abstentionnistes et pourtant mobilisés sur les grandes causes comme l'environnement. Nous leur donnons la parole. S'ils étaient maire que feraient-ils notamment en matière d'environnement ? 

Par Anne Le Hars & Nathalie Layani

Les récentes marches pour le climat ont montré une jeunesse capable de s’engager pour des enjeux politiques majeurs et de se mobiliser. Alors que les jeunes restent peu présents devant les urnes.

Nombre de jeunes ne se semblent pas concernés par les politiques, ils disent que s'ils votent ou pas, au final, cela ne changera pas grand chose"". Amaury Baudoux, président association «Face 06» sur le plateau de Dimanche en politique spécial "vote des jeunes".
 

Pour Roxane Fauré, membre de l’association ANV Cop 21 "personnellement, je ne crois plus tellement à la politique, car il n'y a pas d'action concrète... Quand on voit les jeunes dans les rues qui manifestent pour le climat et qu'ensuite il n'y a pas de mesures prises sur la transition écologique... On n'y croit plus tellement".

L'abstention des jeunes est une réalité chiffrée. Aux dernières élections municipales, en 2014, les électeurs âgés de 18-25 ans se sont majoritairement abstenus.
A peine 45 % de votants dans cette tranche d'âge.

Aux élections européennes, de mai dernier, ils étaient alors 27 % à mettre un bulletin dans l'urne selon les données de l'Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes.

Mais si les jeunes ne se sentent pas concernés dans les politiques, ils savent s'engager et se mobiliser sur des thématiques comme l'environnement.

A quelques semaines du 1er tour des élections municipales, nous allons leur poser la question :


Si vous étiez maire ?

Devant la faculté de médecine de Nice, quand on demande aux étudiants leurs idées pour leur "premier mandat" voici leur réponse. Si ils étaient maire, ils :
  • "J'installerais des consignes à bouteilles en plastique qui en échange du déchets rendraient des bons de réductions pour les transports en commun ou des boutiques" - Léa, étudiante en médecine. (L'idée est déjà notamment développée à Cannes et à Grasse)
  • "J'organiserais dans les écoles des ramassages de déchets" - Dylan, étudiant en médecine.
  • "Je placerais des réservoirs à mégots dans la ville de façon ludique, on y mettrait des personnages célèbres dessus et chacun pourrait ainsi choisir !"Paul.
  • "Je ferais la promotion de l'usage du vélo ! Surtout à Nice, car les pistes cyclables sont souvent inaccessibles" - Hajer
  • "Je mettrais en place un meilleur système pour collecter les déchets sur les plages, car aujourd'hui, les bennes ne sont pas fiables ! Des poubelles solides et collectées plus souvent" - Paul

"La seule boussole des jeunes c’est le concret"

On le voit, les plus jeunes électeurs sont dans les faits concrets. Ils veulent pour la planète des résultats, du réel.

« Les jeunes se sentent oubliés, peu considérés, pas concernés. Certains sont désabusés. La seule boussole des jeunes c’est le concret, l’action, les actes... Pas des discours, selon Quentin Matton, directeur de l'association «G-Addiction jeunesse citoyenne ».

"Les jeunes méritent d’être soutenus dans ces actions citoyennes concrètes, de terrain. Les municipalités doivent soutenir ces belles initiatives portées par la jeunesse et ce réseau associatif qui fait un travail exceptionnel. 

Pour Anne Muxel politologue au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po) dans une interview à 20 Minutes en 2018, elle précisait : 

"Cette génération se caractérise par son besoin d’engagement au nom de valeurs, quelles qu’elles soient. L'auteure de "Politiquement jeune" d'ajouter cette année au journal "Ouest-France" : "leur comportement électoral s’est modifié à l’image du reste de la population où la part des votants systématiques s’est amenuisée au profit de la part des électeurs intermittents, ceux qui se déplacent selon les scrutins. Si les plus âgés considèrent l’abstention comme un acte répréhensible, aujourd’hui, voter est de plus en plus revendiqué certes comme un droit, mais plus comme un devoir. "

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus