Semaine de la mobilité : ils choisissent le vélo pour aller travailler à Sophia-Antipolis

La Semaine Européenne de la Mobilité se déroule du 16 au 22 septembre 2020. A cette occasion, une association, "Choisir le vélo", a décidé d'accompagner des personnes qui travaillent à Sophia-Antipolis dans leur trajet à vélo électrique. Objectif : moins de voitures sur les routes. 

Ce jeudi matin, le petit groupe a mis 45 minutes en vélo pour aller d'Antibes à Garbejaire (Sophia-Antipolis).
Ce jeudi matin, le petit groupe a mis 45 minutes en vélo pour aller d'Antibes à Garbejaire (Sophia-Antipolis). © Choisir le Vélo
Certains étaient tentés par l'aventure depuis longtemps : enfourcher la petite reine pour aller jusqu'au travail. Tous avaient envie d'esssayer... une motivation accentuée par le confinement et l'idée qu'il faut changer de moyen de transport. 

Le rendez-vous était donné à 8h au parking d’Anthéa à Antibes (Alpes-Maritimes), pour un départ à 8h15. Pour ce 5ème Challenge, l'association Choisir le Vélo a mis en place des convois de cyclistes qui ont pris la route ensemble jusqu'à Sophia Antipolis ce jeudi 17 septembre, entre 8h et 9h du matin. Objectif : moins de voiture sur les routes et démontrer que c'est possible ! Un test grandeur nature : les cyclistes novices se sont élancés avec leur propre bicyclette ou un vélo à assistance électrique prêté pour la journée par la CASA avec tout le matériel nécessaire : batterie rechargée bien sûr, cadenas, sacoches pour mettre ses affaires. Les apprentis cyclistes étaient guidés par un membre de l'association, Lucie Germain. Car il faut accompagner et rassurer ces débutants en "vélo taf": avec les embouteillages, les automobilistes qui empêchent de se faufiler, le trajet différent de celui fait en voiture... il faut ruser ! 
Le petit groupe s'est retrouvé à 8h00 jeudi 17 septembre sur le parvis du théâtre d'Anthéa d'Antibes pour partir travailler à Sophia, en vélo électrique.
Le petit groupe s'est retrouvé à 8h00 jeudi 17 septembre sur le parvis du théâtre d'Anthéa d'Antibes pour partir travailler à Sophia, en vélo électrique. © Choisir le Vélo
Pour Stéphanie Morales, 36 ans, c'est la première fois qu'elle tente l'expérience. Elle travaille depuis une dizaine d'années à Sophia mais elle n'avait jamais franchi le pas même si l'idée lui "trotte dans la tête" depuis longtemps ! "C’est coûteux, je suis toute seule dans ma voiture, les transports en commun ce n’est pas très flexible. Là le vélo ça permet de faire du sport. Le fait que ce soit en groupe, qu’ils nous montrent les itinéraires, c'est bien. J’avais peur car il y a beaucoup de circulation, je redoutais un peu l’agressivité des automobilistes".

Mais en passant dans des petites rues tranquilles où il n’y avait personne, en évitant les bouchons, Stéphanie s'est rendue compte que ce trajet n'était pas si dangereux, qu'il était agréable malgré les montées vers Sophia :

Je me suis rendue compte qu’il y a de belles montées, mais avec l’assistance électrique c’est facile, c'est le vélo qui avance, on peut faire moins d’effort ! (...) A la fin, à Sophia on était dans la forêt, dans les arbres, ça m’a donné la patate en arrivant au travail ! 

Stéphanie Morales, 1er trajet à vélo

Le petit groupe a emprunté des pistes cyclables ou la route lorsqu'il n'y avait pas de trajet alternatif pour aller à Sophia.
Le petit groupe a emprunté des pistes cyclables ou la route lorsqu'il n'y avait pas de trajet alternatif pour aller à Sophia. © Choisir le Vélo
Lucie Germain déplore le manque de pistes cyclables à Antibes. Le petit groupe, vêtu d'un gilet jaune fluo, a roulé une grosse partie sur route et fait quelques détours :

Au lieu de remonter vers Sophia par la route de Grasse, on a pris plus à l’ouest à la Chapelle Saint Jean car là, il y a une vraie piste cyclable séparée du trafic... C’est quand même plus sympa ! 

Lucie Germain, membre de l'association Choisir le Vélo

En arrivant à Sophia-Antipolis, le petit groupe a pu profiter des passages dans la forêt, loin des pots d'échappement des voitures.
En arrivant à Sophia-Antipolis, le petit groupe a pu profiter des passages dans la forêt, loin des pots d'échappement des voitures. © Choisir le Vélo
La baisse des prix, une aide possible pour les habitants de la Casa sont des mesures qui pourraient la décider à privilégier le vélo comme mode de transport. Après ce premier trajet, Stéphanie va louer un vélo pendant deux semaines et profiter des vacances scolaires pour voir ce que ça donne.


Les bons conseils de Lucie, 36 ans, qui a commencé à faire ses trajets domicile-travail jusqu'à Sophia-Antipolis en janvier 2019 :

Tour de France

Ce matin, le petit groupe n'a pas réalisé une performance digne du Tour de France, mais ce n'était pas le but ! Il leur a fallu 45 minutes pour faire près de 10 km entre Antibes et Sophia. Aux heures de pointe, Lucie reconnaît que le vélo est beaucoup plus rapide : "on passe notre temps à doubler les voitures". La jeune femme a commencé ce mode de transport doux en janvier 2019, après avoir testé son trajet avec un vélo prêté par la CASA : "en une semaine j'étais conquise !"
Un défi qui a commencé dès le début de la semaine pour certains cyclistes motivés.L'association milite pour qu’il y ait plus de pistes cyclables. Elle demande aussi des aménagements pour améliorer la sécurité des usagers. "Dans Sophia, c’est très cyclable, mais malheureusement Antibes ce n'est pas le cas", regrette Lucie Germain. 

La Semaine Européenne de la Mobilité se déroule du 16 au 22 septembre 2020. A cette occasion, beaucoup de municipalités et d'agglomérations annoncent leur projet pour ce type de transports : nouvelles pistes cyclables, de nouveaux stationnements, des subventions pour l'achat de vélo, des parkings à vélo, des bus qui prennent les vélos etc...

L'objectif  est de faire baisser le nombre de voitures sur les routes de Sophia-Antipolis mais aussi d'autres communes. 
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