VIDEO. Après six mois de fermeture, le moulin à huile d'Opio reprend du service

Fermé depuis le départ en retraite de sa responsable il y a six mois, le moulin d'Opio, plus ancien moulin à huile des Alpes-Maritimes, vient d'être repris par la CASA. Il va rouvrir ses portes à des centaines de petits producteurs d'olives de la région.

On craignait que le livre ne soit définitivement refermé. Une histoire de près de deux siècles, pendant lesquels des centaines de petits producteurs d'olives des Alpes-Maritimes venaient chaque année apporter leurs fruits à Opio pour les transformer en huile.

À l'automne 2023, le départ en retraite de Christine Michel, 6ᵉ génération de la famille gestionnaire du moulin d'Opio, laissait envisager une fermeture définitive.

Mais six mois plus tard, la bonne nouvelle est arrivée : la CASA, la Communauté d'agglomération d'Antibes Sophia Antipolis, reprend le moulin.

On a bien sûr racheté un territoire, un matériel, une façon de faire. Mais surtout, on perpétue une tradition.

Jean Leonetti, président de la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis

Grande satisfaction du maire d'Opio. Thierry Occelli a œuvré pour que le projet de reprise du moulin par la CASA :

Je suis issu d'une famille d'agriculteurs, j'ai grandi sous les oliviers. J'ai connu le moulin tout petit, toute ma famille venait là faire l'huile d'olive. C'est tout un symbole !

Thierry Occelli, maire d'Opio

Situé à Opio, joli village du pays grassois, le moulin a longtemps accueilli des centaines de petits propriétaires d'oliviers venus de tout le département des Alpes-Maritimes. Chaque année, ils apportaient leur récolte pour la transformer en huile.

Christine Michel se souvient :

Plus de 60% des oléiculteurs du département venaient dans notre moulin. Nous avions un côté très familial. Il ne faut pas oublier que la culture de l'olive, dans les Alpes-Maritimes, est surtout une culture familiale.

Christine Michel, ancienne responsable du moulin d'Opio

Bien sûr, d'autres moulins et coopératives oléicoles existent dans les Alpes-Maritimes. Certains ne sont pas très loin d'Opio, à Spéracèdes, Grasse ou encore Saint-Cézaire-sur-Siagne.

Mais la réouverture de cette institution est forcément un atout pour pérenniser la filière oléicole, un atout aussi pour le tourisme si l'on se fie aux milliers de visiteurs qu'accueille chaque année le moulin d'Opio.