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Benoît Hamon en visite à Breil-sur-Roya chez l'agriculteur Cédric Herrou

Benoît Hamon doit participer la semaine prochaine, à Rome, à un meeting à l'appel de différentes organisations opposées à la politique du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini en matière migratoire. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Benoît Hamon doit participer la semaine prochaine, à Rome, à un meeting à l'appel de différentes organisations opposées à la politique du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini en matière migratoire. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L'ancien ministre Benoît Hamon était en visite à Breil-sur-Roya dans Alpes-Maritimes ce vendredi 7 septembre. Invité par Cédric Herrou, devenu le symbole de l'aide aux migrants à la frontière franco-italienne, il s'est inquiété que "des digues tombent à gauche" sur la question des flux migratoires. 

Par @annelehars

Le fondateur du mouvement Génération.S Benoît Hamon s'est inquiété ce vendredi lors de sa visite chez le militant Cédric Herrou que "des digues tombent à gauche" sur la question des flux migratoires.

"On le voit dans le parti qui vient d'être créé en Allemagne par une ancienne dirigeante de la gauche allemande qui désormais embraye sur un discours antimigrants préoccupant. On l'avait vu en Italie où une partie de la gauche à basculé sur ce discours anti migrants du côté du mouvement 5 étoiles.

► Voir notre page spéciale sur les migrants.

En France on sent qu'il y a une tentation d'attribuer la précarité du travail aux migrants qui viendraient parce qu'il seraient prêts à accepter des petits boulots", a déclaré l'ancien candidat PS à la présidentielle en marge de sa rencontre avec Cédric Herrou.


"Si on embraye sur ce terrain-là en oubliant que les responsables sont les employeurs qui pratiquent ces salaires-là, alors là les digues s'effondrent, et le sens de ma venue ici c'est aussi de faire un appel aux consciences de gauche, elles ne doivent pas céder", a encore ajouté Benoît Hamon.


Son message à Cédric Herrou

    
 "Je suis venu ici pour saluer le combat de Cédric Herrou mais aussi tirer une sonnette d'alarme sur ces risques que je perçois dans la gauche européenne d'une gauche nationaliste et moi, le nationalisme de gauche, je vous le dis, ça n'existe pas, ça finit en nationalisme tout court", a-t-il encore poursuivi.
- avec AFP

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