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Sainte-Lucie: le Cagnois Eric Sommer condamné pour homicide mais relâché

Eric Sommer, un habitant de Cagnes-sur-Mer poursuivi pour avoir causé la mort d'un citoyen de l'île antillaise de Saint-Lucie, a été condamné à une peine de prison couvrant la durée de sa détention provisoire et a été relâché mercredi.

Eric Sommer
Eric Sommer © F3 CA
M. Sommer, dont la famille habite à Cagnes-sur-Mer, était poursuivi pour avoir provoqué la mort de Lucas François le 12 mai 2012 près d'un îlot au nord de Sainte-Lucie.

Le procureur reprochait à Eric Sommer, 51 ans, d'avoir repoussé à l'eau M. François qui tentait de monter sur son bateau, ancré à 150 mètres de la plage, et d'avoir refusé de l'aider quand celui-ci avait appelé à l'aide.

Il a plaidé coupable pour homicide afin de bénéficier d'une peine moins lourde et a été condamné à une peine de prison couvrant la durée de sa détention provisoire, soit près de quatre ans.

Rappel de l'affaire avec ORSINI Olivier et ESPANOL Céline :

durée de la vidéo: 00 min 53
Eric Sommer est libre

A l'issue du procès, il a été libéré. Son procès avait été ajourné à plus de 30 reprises.
La justice de Sainte-Lucie a finalement requalifié le "meurtre" pour lequel il devait être jugé en "homicide involontaire", ont précisé mercredi soir en Franceson avocat français Ludovic Loyer et son père André Sommer, un ancien officier de la marine habitant à Cagnes-sur-Mer.

Il a été pris en charge par l'ambassade de France, selon eux et doit revenir en France dans les tous prochains jours et rejoindra sa famille à Cagnes-sur-mer.
Eric Sommer avait traversé l'Atlantique pour la première fois à l'âge de 18 ans sur un dériveur et vivait à temps plein sur son bateau de 40 mètres, voyageant sur les mers du monde.

La défense avait dans un premier temps argué que Lucas François, "un délinquant notoire de l'île", était reparti à la nage depuis le bateau d'Eric Sommer et qu'il était décédé bien plus tard au centre hospitalier de l'île. 

Repoussé à la mer


L'homme repoussé à la mer avait rejoint à la nage le bateau d'un pêcheur, qui lui avait prodigué un massage cardiaque. Puis la police venue le chercher avait réalisé un deuxième massage. L'homme, qui avait neuf côtes cassées possiblement à cause de ces massages, est mort asphyxié par son vomi, mais sans eau dans les poumons, a relaté Me Ludovic Loyer.
- avec AFP -
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