Agression au Cannet : un homme en fuite, le fils de la victime jugé en comparution immédiate

Ce samedi 14 octobre, un sexagénaire d’origine maghrébine s’est fait agresser au Cannet dans les Alpes-Maritimes. L’agression serait d’origine religieuse selon l’avocat de ce dernier. Une plainte a été déposée.

Les faits se sont déroulés en plein jour au niveau du 117 boulevard Carnot au Cannet.

« Sale arabe, je vais te découper en morceaux et t’envoyer à Jérusalem »

Propos tenus par l'agresseur relatés par l'avocat de la victime, Me Guez Guez

Voici les propos qu’auraient tenus l'agresseur avant de le frapper à coups-de-poing et de tenter de le frapper à l’aide d’un marteau. 

Une agression raciste ? 

Selon le parquet de Grasse en charge de l'enquête : "un individu âgé de 25 ans a dégradé la devanture d’un commerce (fleuriste) appartenant à son père, en y portant une trentaine de coups de marteau. Un passant âgé de 66 ans est intervenu pour faire cesser les dégradations".

C'est à ce moment, toujours selon le parquet qu'"un second individu, porteur d’une kippa, qui accompagnait l’auteur des dégradations, a alors à parti le passant sexagénaire, lui portant un coup-de-poing au visage, selon les dires de la victime et s’emparant du marteau pour tenter de le frapper".

L’auteur des violences à l'encontre du sexagénaire a ensuite pris la fuite. L’enquête se poursuit désormais en flagrance pour identifier l’auteur des violences et en préciser les circonstances exactes.

La victime a été prise en charge par les pompiers, et transportée à l'hôpital où un médecin légiste a constaté une blessure. La victime s'est vu délivrer un certificat médical avec une ITT d’un jour (hématome à l’œil gauche). 

L'avocat de la victime Me Guez Guez rappelle : qu'"En France, le racisme n'est pas une option, c'est un délit quelque soit l'origine ethnique des auteurs des comportements répréhensibles".

Il a déposé plainte pour violences aggravées avec propos racistes. 

À l’arrivée des forces de l’ordre, l’auteur des dégradations quant à lui toujours sur place, tenait des propos délirants qui justifiaient son hospitalisation en psychiatrie pour quelques heures, décrit le parquet de Grasse. 

Des menaces antisémites du fils de la victime ? 

L'histoire ne s'est pas arrêtée là puisque le fils de la victime a été arrêté par la police.

Selon le parquet de Grasse dans la même journée :"un individu aurait proféré des menaces de violences envers la communauté israélite sur la voie publique, réitérant ses propos à l’arrivée de la police municipale. Il était interpellé et placé en garde à vue à 15h30. Cet individu était identifié comme l’un des fils de la victime de violences. Il reconnaissait l’intégralité des propos tenus, les justifiant par l’agression subie plus tôt dans la journée par son père".

L'homme au casier judiciaire vierge a été déféré ce lundi 16 octobre en comparution immédiate pour provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne à raison de son origine. Il encourt notamment une peine d’un an d’emprisonnement.