Cannes 2021 : Un certain regard, Queer Palm... Découvrez les lauréats des prix parallèles du Festival

Avant même la cérémonie du palmarès où sera décernée la Palme d'or, les prix commencent à tomber sur le 74e Festival de Cannes.
La réalisatrice mexicaine Tatiana Huezo lors du photocall pour son film "Noche de fuego", récompensé par la Mention spéciale du jury d'Un certain regard.
La réalisatrice mexicaine Tatiana Huezo lors du photocall pour son film "Noche de fuego", récompensé par la Mention spéciale du jury d'Un certain regard. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Le Festival de Cannes ne se résume pas qu'à la Palme d'or. Déjà, vendredi 16 juillet, la veille de la Cérémonie du palmarès de la 74e édition du festival, des films ont été primés. Entre prix officiels et récompenses parallèles, France 3 Côte d'Azur fait le point sur les différents lauréats. 

Cette année, c'est Razzhimaya kulaki (Les poings desserrés) de la russe Kira Kovalenko qui a séduit le jury du prix Un certain regard. Il suit Ada, une jeune femme vivant dans une ancienne ville minière d'Ossétie du Nord, qui "tente d'échapper à la mainmise étouffante de sa famille" selon le synopsis. 

Le Prix du jury a été décerné à Grosse Freiheit de Sebastian Meise, le Prix d'Ensemble à Bonne mère de Hafsia Herzi, Prix de l'Audace à La civil de Teodora Ana Mihai, le Prix de l'Originalité à Lamb de Valdimar Johannsson, et la Mention spéciale à Noche de fuego de Tatiana Huzeo. 

La sélection, composée de vingt films, était nettement dominée par les thématiques sociales et politiques. "Beaucoup de films sont passionnés et abordent des sujets difficiles à traiter", a déclaré la présidente du jury Andrea Arnold. "Nous aimerions saluer le courage des cinéastes et la beauté de leur travail. Leurs films ont généré des débats enflammés."

Présidé par la réalisatrice et scénariste britannique Andrea Arnold, le jury était composé de la réalisatrice, scénariste et productrice franco-algérienne Mounia Meddour, de l'actrice française Elsa Zylberstein, du réalisateur, producteur, scénariste argentin Daniel Burman et du réalisateur, producteur et acteur américain Michael Covino. 

Parallèlement à la Séléction officielle, Un certain regard est destiné à récompenser les films originaux venus de tous horizons. La sélection, qui révèle les cinéastes émergents, est souvent considérée comme l'antichambre de la compétition officielle. 

Egalement en compétition dans la sélection officielle, La Fracture de Catherine Corsini a décroché la Queer Palm. La réalisatrice française devient la deuxième femme cinéaste à recevoir ce prix, après Celia Sciama et son Portrait de la jeune fille en feu en 2019.

Du côté des courts-métrages, le jury n'a pas réussi à départager La Caida del Vencejo de Gonzalo Quincoces, et Frida de Aleksandra Odic, présentés dans la sélection de la Cinéfondation, et les ont primés tous les deux. 

Présidé par le réalisateur Nicolas Maury, le jury était composé de la réalisatrice Josza Anjembe, du graphiste Vahram Muratyan, de la comédienne et productrice Roxane Mesquida, et de la chanteuse et comédienne Aloïse Sauvage. 

Créée en 2010, la Queer Palm récompense un long-métrage ainsi qu'un court-métrage projetés au Festival de Cannes, toutes sélections confondues, traitant des thématiques LGBT+, queer ou féministe. "Prix central" dans le Festival de Cannes, Nicolas Maury espère d'ailleurs que cette récompense sera, un jour, "intégrée dans la cérémonie officielle", a-t-il soutenu à l'AFP. 

C'est Un héros de l'iranien Asghar Farhadi qui a remporté le 25e prix François Chalais. La mention spéciale Découverte a été attribuée à Freda de l'Haïtienne Gessica Généus. 

Créé en 1996, ce prix rend hommage au journaliste grand reporter et chroniqueur de cinéma François Chalais. Il distingue chaque année un film qui traduit au mieux la réalité de notre monde, toutes sections confondues. 

C'est Théo Degens, étudiant en Belgique, qui a remporté avec L'Enfant salamandre le Premier prix de la Cinéfondation. Le Deuxième prix a été attribué à Cicada de la sud-coréenne Yoon Daewoen. Pour le Troisième prix, le jury a remis deux prix ex-aequo pour Prin Oras Circula Scurte Povesti de Dragoste de l'étudiante roumaine Carina-Gabriela Dașoveanu et Cantareira, réalisé par le brésilien Rodrigo Ribeyro.

Cette année, le jury (qui est aussi celui des courts-métrages en compétition) était composé du réalisateur, producteur et scénariste Sameh Alaa, de la réalisatrice et scénariste Kaouther Ben Hania, du cinéaste et universitaire Carlos Muguiro, de la réalisatrice, scénariste et actrice Tuva Novotny, du réalisateur et scénariste Nicolas Pariser, et de la réalisatrice et scénariste Alice Winocour. Il a dû départager dix-sept courts et moyens-métrages d'étudiants en école de cinéma. 

Créée en 1998, la Cinéfondation est dédiée à la recherche de nouveaux talents. Elle sélectionne chaque année une quinzaine de courts et moyens-métrages d'étudiants en cinéma du monde entier, et récompense les trois meilleurs.

Mercredi 14 juillet, le jury de la Semaine de la critique a choisi de récompenser avec le Grand Prix, le premier film de l'égyptien Omar El Zohairi, Feathers. Un film déroutant, qui raconte l'histoire d'une femme, "dévouée corps et âme à son mari et à ses enfants", dont le mari se retrouve transformé en poulet. 

Le court-métrage Duo li (Lili alone) de Zou Jing a remporté le prix de la Découverte. L'actrice colombienne Sandra Melissa Torres a, quant à elle, reçu le prix de la Révélation pour son rôle dans Amparo de Simon Mesa Soto.  

Le jury était présidé par le cinéaste roumain Cristian Mungiu, Palme d'or en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, et composé de Camelia Jordana, Didar Domehri, Michel Merkt & Karel Och. La Semaine de la critique, consacrée au défrichage et à la découverte de nouveaux talents, fêtait cette année ses 60 ans.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
festival de cannes cinéma culture