Cannes : l'appel à l'aide des "extras" de l'événementiel, sans travail, sans indemnités chômage et sans perspectives

Face à la crise sanitaire qui les prive de travail, les "extras" sont inquiets. Une centaine de ces salariés de la restauration et de l’événementiel ont manifesté mardi 26 mai à Cannes pour réclamer plus de protection.

Les "extras" ont manifesté mardi 26 mai à Cannes.
Les "extras" ont manifesté mardi 26 mai à Cannes. © E. Jacquet / FTV
Ils sont maîtres d’hôtel, serveuses ou hôtesses d’accueil et aujourd’hui ils se sont rassemblés à Cannes pour lancer un appel à l’aide.
Ces salariés saisonniers de l’événementiel, de la restauration et de l’hôtellerie, qu’on appelle les "extras", sont sans travail depuis mars dernier, début du confinement. Annulation des congrès, des concerts. Report des festivals, des mariages. Ces travailleurs ont été stoppés nets dans leur activité ou n’ont même pas pu commencer la saison, dans cette ville qui vit de l'événementiel.
Et malgré la reprise qui s’annonce, le secteur risque de tourner au ralenti encore un moment. 

« On ne touche pas le chômage, on n’a plus du tout de travail. On n’a plus rien et on n’a pas d’espoir » soupire Stéphane Roig, extra maître d’hôtel.

Les extras de l'événementiel demandent le retour d'un statut d'intermittent.
Les extras de l'événementiel demandent le retour d'un statut d'intermittent. © E. Jacquet / FTV

 « 40 ans de cotisation, 0 aide »

En manifestation à Cannes ce mardi 26 mai, les "extras" de l'événementiel réclament le gel de leur droit à Pôle Emploi jusqu’en août 2021. 

Mes droits au chômage sont arrêtés à janvier donc je n’ai aucun revenu. Normalement, on travaille pendant une grosse saison des congrès de mars à octobre, mais là on n’a rien - Philippe Tissot, extra maître d’hôtel. 

Ils étaient une petite centaine à manifester leur inquiétude à Cannes mardi 26 mai.
Ils étaient une petite centaine à manifester leur inquiétude à Cannes mardi 26 mai. © E Jacquet / FTV

Ils demandent qu’on ne touche pas au mode de calcul de leurs droits, et ils réclament également le retour à un véritable statut d’intermittent.

En 2014 on était protégés, on avait un statut d’intermittent de la restauration. On veut retrouver ce statut. On nous appellera comme on veut : les CDDU, les permittents, les intermittents, les extras de l’événementiel … Quel que soit son nom on veut retrouver un statut qui nous protège pour cette période de non travail - Luc Lecoupt, organisateur du rassemblement. 


Jeudi 28 mai, le Premier ministre Edouard Philippe détaillera la phase 2 du déconfinement. Il devrait annoncer la date de réouverture des restaurants, cafés et bars dans les départements classés verts, ainsi que les conditions à respecter.

Mais pas de quoi rassurer les "extras", qui sont toujours appelés en dernier.  Ils se mobiliseront une fois par semaine, pour ne pas être oubliés par le gouvernement. 

 
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