Des Cannois visitent le chantier spectaculaire du microtunnelier sous la Croisette

Pour réaliser les travaux de modernisation du réseau d'assainissement, l’Agglomération Cannes Lérins utilise la technique innovante et spectaculaire du microtunnelier. Une trentaine de curieux sont venus sur le chantier, ce jeudi 23 novembre, pour découvrir cette méthode pendant plus d'une heure.

C'était l'un des plus gros projets du mandat de David Lisnard, maire de Cannes : la modernisation des réseaux souterrains de la ville. Un chantier majeur de 35 millions d'euros qui permet de restructurer les canalisations humides, dont certaines ont plus d'une centaine d'années. Un microtunnelier a donc été installé sous la Croisette, à Cannes, pour creuser une immense canalisation sur plus de deux kilomètres. Les deux têtes de ce microtunnelier, baptisées La Belle Otero et Éléonore, sont respectivement entrées en action aux mois d’avril et de juin. Elles terminent leurs opérations de forage, dans quelques jours, début décembre.

Avant la fin du chantier, la mairie a souhaité inviter les habitants à visiter les coulisses de ce grand projet pendant deux jours, jeudi 23 et vendredi 24 novembre. Pour profiter de ce moment, il fallait au préalable s'inscrire sur le site de la ville. Une cinquantaine de chanceux ont alors été sélectionnés pour participer. Pour chaque créneau, un petit groupe d'une douzaine de personnes, équipées d'un casque et d'un gilet de sécurité, s'aventure sur le site du chantier qui se trouve près du Jardin de la Roseraie.

Des visiteurs subjugués

Pendant une quinzaine de minutes, Arnaud Robini, responsable des travaux réseaux au sein de l'Agglomération Cannes-Pays de Lérins, et Philippe Begou, directeur de projet de l'entreprise Bessac, expliquent en détail l'ampleur de ce projet, devant des plans du microtunnelier. Les visiteurs semblent subjugués et les questions fusent. 

Le microtunnelier part d'un point A, la Roseraie, le site sur lequel on se trouve, et va jusqu'au quai Saint-Pierre, 2,3 kilomètres plus loin. On s'est dit qu'on allait passer sous tous les ouvrages hydrauliques qui croisent la Croisette notamment les tunnels et les vallons pluviaux.

Arnaud Robini, ingénieur

"Ça a beaucoup d'avantages, notamment de concilier les différents usages de ce site exceptionnel qu'est la Croisette. C'est un site qui accueille 3 millions de visiteurs par an, 50 congrès internationaux, le Festival de Cannes. Grâce à cette technique de microtunnelier, on n’a pas ouvert de gros trous béants dans la Croisette, on a simplement ouvert ponctuellement des puits d'accès. Ça a permis, pendant le Festival de Cannes, de maintenir l'activité du chantier et de ne pas créer des contraintes particulières sur le tissu économique, ni pour les palaces et les boutiques de luxe, ni pour les usagers de la Croisette" poursuit Arnaud Robini.

"C'était l'occasion de trouver des réponses"

L'heure de la visite a sonné. Les Cannois sont enthousiastes à l'idée de découvrir ce chantier. Ils se glissent entre plusieurs gros tuyaux, regardent en l'air puis vers le sol pour observer tous les éléments. Ils arrivent ensuite au plus impressionnant : la tête de tunnelier baptisée La Belle Otero qui forme un énorme trou dans le sol. Puis enfin, le poste de pilotage.

Jean-Pierre, ingénieur retraité, est venu à cette visite avec beaucoup d'enthousiasme : "J'ai une résidence secondaire à Cannes, je voyais quelques travaux dans la ville et je voulais les voir de plus près, c'était l'occasion". Il voulait en savoir plus notamment sur la distinction des eaux usées et des eaux pluviales à l'intérieur de cet égout, il a obtenu sa réponse : "Ce tunnel sert principalement aux eaux usées et accessoirement lors d'intempéries fortes. Lorsqu'il y en a, il y a des arrivées d'eau pluviales qui sont traitées à l'intérieur avec une possibilité de stockage de l'ordre de 4000 mètres cubes".

Paul, jeune cannois, est venu par curiosité : "J'en ai beaucoup entendu parler et ça m'intéresse de savoir ce qu'il se passe dans ma ville, de voir les coulisses. Quand on voit des travaux, on se pose des questions et c'était l'occasion de trouver des réponses".

Arnaud Robini est le premier surpris de ce succès : "Les gens sont très intéressés, très curieux. C'est assez surprenant. C'est vrai que ce n'est pas tous les jours, même nous en tant qu'ingénieurs, ce genre de chantier, c'est qu'une fois dans une carrière".

Les dernières visites se déroulent ce vendredi à 10h et 11h.

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