Renaud Capuçon s’offre le concerto pour violon de Samuel Barber avec l’Orchestre national de Cannes

Le 18 février prochain, le célèbre violoniste français investira le Palais des festivals de Cannes pour un interpréter le concerto de Barber. Seront à l’honneur également Korngold et Mendelssohn. Un concert unique à ne pas manquer.

En naissant un 27 janvier comme le virtuose Mozart, on peut se dire que Renaud Capuçon était peut-être prédestiné à une carrière musicale. Depuis ses débuts au conservatoire de Chambéry à quatre ans, le violoniste français à la renommée internationale a créé trois festivals et sorti plus d’une trentaine de disques, sans parler de ses nombreuses tournées.

Renaud Capuçon, la démocratisation de la musique classique

Si le musicien a fait le choix d’être médiatique, c’est aussi pour faire la promotion du classique, souvent apparenté comme étant un courant trop élitiste. Pour lui, la musique classique se doit d’être populaire. On a tendance à l’oublier, mais elle est notamment "la base des musiques de films ou encore de la musique techno". Son image vieillissante est pour Renaud Capuçon injustifiée. Il porte donc haut et fort les valeurs du classique pour qu’elle soit accessible à tous. Ce 18 février, c'est à Cannes qu’il posera ses valises pour permettre aux habitants de la Côte d’Azur de découvrir l’œuvre de Barber.

Le concerto pour violon de Barber : 10 ans de travail

C’est en 1939 que le compositeur américain Samuel Barber commence à écrire son unique concerto pour violon. Cela fait suite à une demande de Samuel Simeon Fels, un homme d’affaires de l’époque, qui souhaitait qu’un concerto soit créé pour son fils, Iso Briselli. Malgré un talent et une ingéniosité débordante, ça ne sera pas une mince affaire pour Samuel Barber. Alors qu’il fait parvenir les deux premiers mouvements au jeune violoniste Briselli, celui-ci lui demande de retravailler l’œuvre en apportant davantage de complexité et de finesse.

Après quelques péripéties, Barber parvient à finaliser son concerto en 1940, mais Iso Briselli le trouve cette fois-ci trop difficile à jouer. Pas question pour le compositeur de laisser tomber sa création. Il parvient à le proposer au musicien Albert Spalding qui le jouera pour la première fois avec l’orchestre de Philadelphie en 1941. Sept ans plus tard, Samuel Barber insatisfait, retravaille le concerto qui trouvera sa forme finale en 1949, soit 10 ans après le début de sa création.

Un concert et un voyage dans les musiques Anglo-Américaines

1h45 de musique et trois compositeurs à l’honneur ! Pour ce concert du 18 février, l’Orchestre national de Cannes continue son exploration des musiques étrangères, initiée depuis le début de sa saison. Après le concert du Nouvel An "Music on Broadway" et avant les nombreux concerts de mars avec Bernstein, Elgar, Britten ou encore Harty, l’orchestre choisi pour ce concert de mettre à l’honneur Erich Wolfgang Korngold, Felix Mendelssohn-Bartholdy et Samuel Barber.

Samuel Barber par Renaud Capuçon
Dimanche 18 février à 17h
Palais des festivals à Cannes
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