Dans les Alpes-Maritimes, les élus demandent un déconfinement anticipé en huit points

Les chiffres sont là. Dans les Alpes-Maritimes, après trois week-ends confinés, suivi d'un troisième confinement national depuis le 19 mars, le taux d'incidence est retombé sous la barre des 200 pour 100 000 habitants. De quoi militer pour un déconfinement anticipé pour les responsables politiques.

La baie des Anges à Nice.
La baie des Anges à Nice. © Florence Brun

Ils parlent d'une seule voix. Charles-Ange Ginesy, président du conseil départemental, mais aussi tous les présidents des communautés d'agglomération des Alpes-Maritimes. Et c'est avec un communiqué publié après la conférence de presse du Premier ministre, Jean Castex, qu'ils demandent un déconfinement anticipé, avec un protocole à la clé.

Compte tenu de l’évolution et de l’amélioration de la situation épidémiologique constatée dans notre département, tant en raison des efforts fournis par les différentes collectivités de notre territoire en matière de vaccinations qu’au regard de l’évolution des différents indices (taux d’incidence bientôt sous la barre des 200 pour 100 000 habitants et taux de positivité inférieur à 6 %), nous demandons un déconfinement anticipé et progressif de notre territoire qui a été l’un des premiers à subir les mesures de confinement.

Communiqué des élus

Les élus rappellent que le département des Alpes-Maritimes a été le premier confiné pendant trois week-ends. S'en est suivi le confinement national à compté du 19 mars dernier. De quoi mettre en danger les commerces contraints de fermer leurs portes. Les efforts ont porté leurs fruits. Le taux d'incidence permet pour les élus d'envisager un déconfinement anticipé.

1er Département confiné, soyons le premier à être déconfiné ! réclame le président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes, Charles-Ange Ginesy.

Un protocole de déconfinement en 8 points

Pour Charles-Ange Ginesy, et les présidents de la Métropole et des communautés d'agglomération, le déconfinement pourrait se dérouler comme suit : 

►Réouverture immédiate des commerces de proximité avec respect des mesures barrières.
►Suppression du couvre-feu.
►Réouverture dès le début du mois de mai de l’ensemble des terrasses pour les bars, hôtels, restaurants, plages dans le respect des gestes barrières.
►Réouverture des musées, salles de spectacles, salles de sports et autorisation d’évènements avec des jauges adaptées et sur présentation soit d’un  certificat de vaccination soit d’un test PCR de moins de 72h pour le public.
► Assouplissement des règles de sortie et de visite pour les personnes hébergées en EHPAD.
► Déploiement des tests salivaires et des auto-tests dans le milieu scolaire et vaccination de la communauté éducative sans limite d’âge.
► Elargissement des publics éligibles à la vaccination.
► Renforcement des contrôles systématiques aux frontières.

Tous les élus signataires ont publié cette requête sur les réseaux sociaux.

Pour eux, il est plus que temps de sauver les commerçants.

Hier, lors de la désormais traditionnelle conférence de presse, Jean Castex a fixé des échéances.

A partir du 3 mai, les contraintes de déplacement dans la limite des 10 km seront "levées" en journée. Commerces, activités culturelles, sportives et terrasses pourraient rouvrir "autour de la mi-mai" si la situation sanitaire le permet. 
  

 Car si nous y aspirons tous, cette réouverture sera assortie de conditions particulières, le cas échéant territorialisées. Et le couvre-feu sera  maintenu "jusqu'à nouvel ordre : nous verrons à la mi-mai, étape suivante, où en sera la situation épidémique.

Jean Castex, lors de la conférence de presse

 Une différence en fonction des territoires ? "Pourquoi pas", a dit son entourage, en soulignant toutefois l'importance du couvre-feu qui est "efficace". De quoi donner un peu d'espoir aux élus des Alpes-Maritimes, qui pourraient être entendus.
 

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