Stupeur, retour à zéro, confinement anti-commerce... Les élus réagissent au confinement dans les Alpes-Maritimes

Stupeur, retour à la case départ, confinement anti-commerce... Les annonces de ce 3e confinement dans les Alpes-Maritimes font bien sur réagir vivement dans la classe politique azuréenne.

"Le gouvernement semble ne pas trouver de nom à ce nouveau confinement" selon le maire de Cannes.
"Le gouvernement semble ne pas trouver de nom à ce nouveau confinement" selon le maire de Cannes. © Dylan Meiffret Maxppp

Surprise et réactions vives dans la classe politique azuréenne suite à l'annonce ce jeudi soir d'un 3e confinement dans les Alpes-Maritimes. Le premier à avoir affiché son désarroi, est le président du département.

Pour Charles-Ange Ginésy, "c’est la stupeur pour les Maralpins plongés dans une nouvelle longue période de difficulté. C’est un désastre économique et psychologique."

Je déplore cette décision consternante, unilatérale et contraire à la volonté exprimée par les élus locaux. Je ne trouve aucune cohérence dans la valse des décisions qui rendent illisible et incohérente la gestion de cette pandémie.

Charles-Ange Ginésy

Et d'ajouter à son message, une demande au Gouvernement "en contre partie de ce coup dur", d'un approvisionnement massif en vaccins et "qu’il soulage le personnel de santé en forte tension dans les services de réanimation."

Dès le discours de Jean Castex, le maire de Nice avait déjà fait savoir qu'il avait demandé au Premier ministre d’annuler le confinement si le taux d’incidence dans les Alpes-Maritimes venait venir à descendre sous la barre des 400 pour 100.000 habitants.

Ce vendredi midi, le maire a jugé la mesure de confinement dans un communiqué :

"J’ai toujours été favorable à des mesures quand la situation l’exigeait. Depuis 3 semaines, nous sommes confinés le week-end et nos efforts paient. Le taux d’incidence est passé de 617 à 447 et le taux de positivité de 10,6 a 8,5. Mais pour qu’une mesure soit appliquée, elle doit être simple, claire et juste. Combien de Niçois ne savent plus si nous sommes en couvre-feu ou en confinement ? Combien de Niçois ne savent plus ce qui est autorisé à ouvrir ou ce qui ne l’est pas. Comment comprendre qu’on ferme les musées mais que les grandes surfaces ne soient pas soumises à des mesures plus restrictives ? (...) Je souhaite que les Niçois ne soient soumis à aucune contrainte supplémentaire, et de la clarté. C’est la raison pour laquelle les horaires des espaces publics habituellement clos dont les parcs et jardins, seront adaptés aux horaires définis par le gouvernement, 6 heures 30 -19 heures pendant toute la durée du confinement."

A Nice toujours, Philippe Vardon, élu du Rassemblement National estime lui que "Ça suffit. On veut de vraies solutions, des lits, des soins.'"

Selon Renaud Muselier, "ce que l'on impose aux Français est très violent. J’ai le sentiment qu’on n’a rien appris de cette année de pandémie :"

Le maire LR de Cannes, David Lisnard ne mâche pas ses mots et joue avec eux quant au nom de ce confinement "saison 3" :

"Le gouvernement semble ne pas trouver de nom à ce nouveau confinement. Appelons-le "confinement anti-commerce."

Double peine

Selon le député LR Eric Ciotti, "le confinement localisé est une nouvelle erreur qui ne permettra pas de vaincre la pandémie et introduit des inégalités territoriales injustes et incompréhensibles. C’est notamment le cas des Alpes-Maritimes qui subissent une double peine malgré les efforts déjà consentis."

Façon liste de course ou "to do list", la sénatrice et conseillère départementale d’Antibes Juan-les-Pins, Alexandra Borchio-Fontimp dresse son tableau de la situation :

Les maires de l'ouest du département, unis depuis plusieurs semaines dans cette crise sanitaire et opposés au confinement, parlent d'une même voix :

Le maire d'Antibes estime que les annonces sur le confinement "sont illisibles, incohérentes et contradictoires avec la stratégie développée jusqu’alors par Emmanuel Macron.

A noter également cette vive réaction de Sébastien Olharan, le maire de Breil-sur-Roya, dont la commune est profondément et durablement marquée par les intempéries du 2 octobre 2020 :

Les membres du gouvernement venus en octobre constater l'immensité des dégâts et les difficultés de vie dans les vallées auraient-ils la mémoire -un peu- courte ?

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