Suspicions d'escroquerie : le procès d'une association d'aide aux animaux dans les Alpes-Maritimes reporté au 10 mai

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Lioult .

Mise en cause par des associations pour les conditions de vie des animaux dans son refuge à Revest-les-Roches dans les Alpes-Maritimes, l'association Artemis est dans le collimateur de la justice pour des suspicions d'escroquerie via des "fausses cagnottes".

Le procès n'a donc pas eu lieu. Il était d'abord prévu le 14 décembre dernier, puis ce mercredi 10 mars. Mais la procureure en chargé du dossier était malade, et certaines parties civiles n'étaient pas représentées. L'audience est donc une nouvelle fois reportée au 10 mai prochain en début d'après-midi.

Mais aujourd'hui encore, plusieurs associations de protection des animaux avaient organisé une manifestation devant le palais de justice de Nice.

En cause : un refuge basé dans le haut-pays, à Revest-les-Roches au nord de Gilette :

Le 10 mai prochain, la présidente de l'association de sauvetage d'animaux handicapés, Artémis Handicap  devra répondre de cagnottes qu'elle aurait mises en ligne soi-disant pour sauver les bêtes de l'abattoir ou pour financer de coûteuses interventions chirurgicales. La justice soupçonne un enrichissement personnel car les soins promis n'auraient pas eu lieu. C'est ce qu'affirment de généreux donateurs, parties civiles dans ce dossier.

"Le refuge de l'enfer" pour certaines associations

La justice devra aussi se prononcer sur des soupçons de maltraitance animale, suite à une citation directe de l'association ASA 06, de la fondation Brigitte Bardot, 30 millions d'amis et la confédération nationale de la défense animale.

En 2015, un bénévole de l’association avait publié des photos des conditions de vie des animaux du refuge sur les réseaux sociaux.

Des chevaux très maigres, des chèvres mortes dans leurs excréments, des chiens entassés dans des cages… Les photos et vidéos qui auraient été prises dans ce refuge par des bénévoles sont effroyables.

Les associations demandent que la justice se prononce sur ces faits de maltraitances présumées, et ordonne la saisie des animaux qui sont toujours sur place. 

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