Municipales : Pas de percée de l'extrême droite dans les Alpes-Maritimes

Elle était pleine d'ambition, mais la bonne tenue des maires sortants a limité son score dans les Alpes-Maritimes.
L'extrême droite, RN ou apparentée, a été éliminée du premier tour ou se trouve en position défavorable pour un second tour.
Contrairement au voisin varois.

Marine Le Pen avec Philippe Vardon devant le monument aux morts de Rauba-Capeù le vendredi 21 février
Marine Le Pen avec Philippe Vardon devant le monument aux morts de Rauba-Capeù le vendredi 21 février © Saloua Taourda FTV
Selon le RN, Nice devait être la nouvelle vitrine locale du parti de Marine Le Pen. Las, Philippe Vardon doit se contenter de 16,7% des voix et un ballottage très défavorable face à Christian Estrosi (47,63%). Comme en 2014 où le FN n'avait certes obtenu que 15,59 %, mais avec un nombre de voix très supérieur (17910 contre 9931), et avec le même déséquilibre dans l'opposition à C. Estrosi.
De même, Bryan Masson, jeune laurentin de 23 ans, balayé dès le 1er tour (13,67%) face au poids du sortant Joseph Ségura (54,57%).
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Et le phénomène se reproduit un peu partout, tant la prime au maire en place, souvent issu de LR, pèse lourd dans le département. Loin du dégagisme qui a prévalu lors des municipales de 2014 (et qui avait déjà épargné largement les Alpes-Maritimes) ou de la présidentielle de 2017.
Ainsi à Antibes, Jean Léonetti repart pour un 5ème mandat (52,9%), loin devant Tanguy Cornec (RN) et ses 13,6%.
A Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca décroche un score stalinien (88,5%) face à son seul adversaire, le RN Jean-Pierre Vincendet.
Et même Jean-Claude Guibal, en lice pour un 6ème mandat, se retrouve en position favorable (45,1%), confronté au second tour à l'ex-FN Olivier Bettati (29,5%).
David Lisnard à Cannes, Michèle Tabarot au Cannet, Jérôme Viaud à Grasse : la liste est longue des maires en place qui ont "stérilisé" leur opposition, notamment d'extrême droite.

Les Verts pas plus chanceux

La droite traditionnelle reprend donc des couleurs sur la Côte d'Azur, couleurs qui excluent le vert, dont l'émergence reste très timide.
Alors que de nombreuses grandes villes françaises ont placé en tête des candidats écologistes (Lyon, Strasbourg, Besançon, Bordeaux,...), EELV se contente de jouer les seconds rôles dans les Alpes-Maritimes, quand ce n'est pas de la figuration.
A Nice, dont c'est l'un des meilleurs scores, le parti ne dépasse pas les 11,3%, en 3ème position toutefois.
A Menton, où se présentait le secrétaire départemental d'EELV, il est ejecté du 1er tour à 7,5% des voix.
Même soupe à la grimace du côté d'Antibes (4,89%), Grasse (8,77%), Cagnes (8,32%) ou encore Carros (8,37%)
Seule exception, Valbonne (33,18%), concernée par le projet de centre commercial géant Opensky.
Le conservatisme reste donc de mise sur la Côte d'Azur, rêtive à toute aventure électorale, mais aussi à tout extrémisme.
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