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Nice : les quatre personnes interpellées sont sorties de garde à vue

Rassemblement de soutien aux personnes interpellées devant la caserne de police Auvare de Nice. / © Denis Pardanaud / France 3 Côte d'Azur
Rassemblement de soutien aux personnes interpellées devant la caserne de police Auvare de Nice. / © Denis Pardanaud / France 3 Côte d'Azur

Quatre personnes ont été interpellées pour outrage, rébellion, violence et entrave ce jeudi 9 mai après une manifestation pour la défense de la fonction publique qui a rassemblé près d'un millier de manifestants à Nice. Ils sont sortis de garde à vue le vendredi 10 mai un peu avant midi.

Par LV et POC

Enseignants, agents territoriaux, des finances publiques.... environ un millier de personnes est parti de la place Masséna le jeudi 9 mai au matin avec un mot d'ordre : contre la casse de la fonction publique. 
 

Il s'agit de protester contre le projet de loi qui sera présenté devant l'Assemblée nationale dans une semaine comme le montre ce reportage de Jean-Chritophe Routhier et Denis Pardanaud :
 
 

Un cortège calme


Tout s'est déroulé dans le calme lors de la manifestation jusqu'à la dispersion du cortège. A ce moment-là, quatre individus (2 étudiants, un professeur syndicaliste et une a utre personne) ont été interpellés par les forces de l'ordre pour outrage, rébellion, violence et entrave. 

 
 
Des insultes aurait été proférées à leur encontre lors de la manifestation selon la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes. Les quatre personnes ont été placées en garde à vue devant la caserne de police Auvare, à Nice. Elles y sont restées 24h avant d'être relâchées vendredi 10 mai un peu avant midi. 
 
Les manifestants ont été libérés Vendredi 10 mai peu après midi / © France TV
Les manifestants ont été libérés Vendredi 10 mai peu après midi / © France TV
 
Olivier Sillam, professeur d’histoire et syndicaliste, lors de sa sortie de garde à vue / © France TV
Olivier Sillam, professeur d’histoire et syndicaliste, lors de sa sortie de garde à vue / © France TV
 

Manifestation de soutien 


Suite à ces interpellations, une quarantaine de personnes se sont rassemblées en soutien aux gardés à vue devant la caserne de police Auvare.  
 
Manifestation de soutien aux manifestants interpellés devant la caserne Auvare de Nice. / © Denis Pardanaud / France 3 Côte d'Azur
Manifestation de soutien aux manifestants interpellés devant la caserne Auvare de Nice. / © Denis Pardanaud / France 3 Côte d'Azur

 

Les peines encourues

Les peines encourues varient en fonction de plusieurs éléments :
 

  • Qualité de l'agent qui subit l'outrage
  • Lieu où il a été commis
  • Nombre d'auteurs impliqués.

L'outrage à l'égard d'un agent chargé d'une mission de service public est puni de :
 

  • 7 500 € d'amende s'il est commis par un auteur unique
  • 6 mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende s'il est commis par plusieurs auteurs
  • 6 mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende s'il est commis en milieu scolaire

L'outrage à l'égard d'un agent dépositaire de l'autorité publique est puni de :
 

  • 1 an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende s'il est commis par un auteur unique
  • 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende s'il est commis par plusieurs auteurs.

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