"Adieu Tony, on ne t'oubliera pas" : l'émouvant hommage sur l'autoroute au patrouilleur d’Escota tué sur l’A8

Alors que les obsèques de Tony Nellec se déroulent ce jeudi 14 mars, les panneaux autoroutiers de l'A8 affichent entre Cannes et Nice, des messages d'hommage au patrouilleur d’Escota tué sur l’A8 dans un accident le 3 mars dernier.

Tony Nellec, 54 ans, a perdu la vie dans un suraccident qui s'est produit sur l'A8, peu avant le péage de La Turbie, en direction de Nice. Les faits se sont déroulés ce dimanche 3 mars à 12h47. 

Suite à cet accident, des affichages en hommage à la victime avaient déjà été publiés sur les enseignes lumineuses de l'A8. Ce 14 mars, le texte était tout autre : "Adieu Tony, on ne t'oubliera pas". 

Une phrase affichée entre Cannes et Nice, alors que les proches de cet homme père de 5 enfants se sont réunis en début d'après-midi au crématorium de Nice.

Les soutiens à la famille était nombreux à Nice ce jeudi. Des dizaines de personnes ont assisté à la cérémonie depuis l'extérieur, faute de place dans la salle de la cérémonie.

Tony Nellec était originaire de Martinique et résidait à Cagnes-sur-Mer. C'est une voiture conduite par un jeune conducteur âgé de 18 ans qui l'a fauché ainsi que quatre personnes, un autre patrouilleur, deux gendarmes et un dépanneur. Il s'agit d'un sur-accident. Le premier avait eu lieu dans une descente, à 300 mètres du péage de La Turbie dans le sens Italie-France et aurait pour origine l'aquaplaning, les précipitations étaient intenses ce jour-là.

La famille de la route en deuil

Vinci Autoroutes, société mère d'Escota (Autoroutes Estérel-Côte d'Azur), avait diffusé au lendemain du drame sur sa fréquence radio (107.7) et sur ses réseaux sociaux un message d'hommage à son agent décédé dans "l'exercice de sa mission".

L'émotion reste grande dans "la famille de la route" comme se surnomment ceux qui interviennent pour sécuriser la chaussée et la circulation des conducteurs. Dans un communiqué, Vinci avait évoqué "un terrible accident" provoqué dans des "circonstances inacceptables" par "une voiture folle."

L'auteur présumé de l'accident a été mis en examen pour homicide involontaire et blessures involontaires et placé sous contrôle judiciaire le 6 mars. Les analyses toxicologiques du chauffeur "de la voiture folle" se sont révélées négatives. 

La société d'autoroutes avait porté plainte.