Affaire Mediapro et droits TV : ce député LREM des Alpes-Maritimes veut "la lumière sur les responsabilités"

Le député LREM des Alpes-Maritimes Cédric Roussel veut "mettre la lumière sur les responsabilités" dans l'affaire Mediapro. Il espère que la crise en cours sera l’occasion d’un travail de fond mené avec le nouveau président de la Ligue de football professionnel.

Le député des Alpes-Maritimes Cédric Roussel demande une enquête parlementaire pour "mettre la lumière sur les responsabilités".
Le député des Alpes-Maritimes Cédric Roussel demande une enquête parlementaire pour "mettre la lumière sur les responsabilités". © Christophe Morin Maxppp

Le précédent marché des droits de diffusion des matches de football à la télévision s'élevait à un près d'u milliard d'euros. La Ligue de football proessionnel organise ce lundi 1er férier, le nouvel appel d’offres pour les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2, abandonnés par Mediapro.

Après avoir demandé en décembre dernier un commission d’enquête, le député La République en marche des Alpes-Maritimes Cédric Roussel espère que cette crise dans l'affaire Médiapro sera l’occasion d’un travail de fond mené avec le nouveau président de la Ligue de football professionnel.

Cédric Roussel préside le groupe d’études sur l’économie du sport à l’Assemblée nationale, il était l'invité de Franceinfo ce lundi 1er février. Il veut "mettre la lumière sur les responsabilités" dans le dossier de ces droits.

"Il faut absolument éclaircir les responsabilités afin de créer des gardes-fous pour l'avenir. Il y a un risque d'écroulement du modèle. "Il faut savoir que la LFP bénéficie d'une subdélégation de service public et que les droits TV financent le sport amateur",

Cédric Roussel.

Le député estime donc que "l'Assemblée nationale est dans son rôle" et demande rapidement la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur le "fiasco" du contrat Mediapro sur les droits télé de la L1 et de la L2.

Selon lui, "on a fait de multiples auditions, mais Mediapro n'a pas souhaité nous répondre. Le timing pour un investissemement aujourd'hui n'est pas bon c'est clair, mais il faut une réflexion de fond, pour poser un débat sur le modèle de financement du sport".

La ligue 1, depuis qu'elle existe, n'a jamais été diffusée sur une chaîne de télévision gratuite.

Il ne faut pas que ce soit un échec pour rien,

selon le député des Alpes-Maritimes.

Mediapro, grand gagnant de l'appel d'offres initial en 2018 pour plus de 800 millions d'euros par an au total, avant de se montrer incapable de régler ses échéances cet automne et de négocier son retrait, a de son côté logiquement confirmé à l'AFP ne pas faire partie des candidats, alors que sa chaîne, Téléfoot, continue toujours
de diffuser les rencontres dans cette période de transition.

Canal+ et beIN Sports n'ont pas participé à l'appel d'offres

Les chaînes Canal+ et beIN Sports n'ont pas participé ce lundi matin à l'appel d'offres pour les droits TV du football français, a-t-on appris de sources ayant connaissance du dossier, plaçant la Ligue dans une position délicate.

Interrogés par l'AFP, ni Canal+, ni beIN Sports n'ont souhaité faire de commentaires, quelques minutes après la clôture du dépôt des offres au siège de la Ligue de football professionnel (LFP) pour la réattribution de 80% des matches de Ligue 1 et de Ligue 2, délaissés par le diffuseur Mediapro. 

Selon une source ayant connaissance du dossier confirmant des informations de L'Equipe et France Info, la chaîne cryptée du groupe Vivendi, en conflit juridique avec la LFP sur les modalités de la procédure, n'a pas souhaité participer à cette consultation de marché lundi matin.

- Avec AFP

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