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Aide aux migrants : peine confirmée en appel contre quatre retraités de la vallée de la Roya

Quatre retraités poursuivis pour avoir transporté des migrants en situation irrégulière près de la frontière italienne ont vu leur condamnation à une amende de 800 euros avec sursis confirmée ce mercredi 13 décembre par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Collectifs et associations étaient venus soutenir quatre retraités devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence lors de l'audience.
Collectifs et associations étaient venus soutenir quatre retraités devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence lors de l'audience. © France 3 Provence-Alpes
► Vers la cour de cassation et la cour européenne des Droits de l'homme

"Nous irons évidemment en cassation", a réagi René Dahon, l'un de ces quatre militants de l'association de soutien aux migrants Roya Citoyenne, condamnés le 23 juin en
première instance par le tribunal correctionnel de Nice. 

"C'est quelque chose d'important, ce n'est pas notre cas personnel, c'est pour le principe, comment un être humain peut être condamné pour avoir aidé un autre être humain", a ajouté M. Dahon. 


Il envisage un recours futur devant la cour européenne des Droits de l'homme. 

► 4 retraités et 6 migrants

Gérard Bonnet, René Dahon, Daniel Oudin et Françoise Gogois, tous les quatre retraités, avaient transporté six migrants dans leurs voitures, le 6 janvier 2016. Ceux-ci,
logés auparavant chez le militant Cédric Herrou, étaient partis sans prévenir, les quatre militants les avaient alors retrouvés sur une route "très dangereuse, à 1.000 m d'altitude".

Les quatre militants et les six migrants avaient été ensuite interpellés par des gendarmes alertés par une randonneuse.

Commentant l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, l'avocate des retraités a confirmé leur intention d'aller "jusqu'au bout" dans ce dossier: "C'est le principe de la reconnaissance de culpabilité que nous contestons, peu importe que ce soit une amende avec sursis. On a fait partir le délit de solidarité par la grande porte,  on essaie de le faire revenir par la fenêtre", a commenté Me Maeva Binimelis, auprès de l'AFP.
- Avec AFP
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