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André Ceccarelli, batteur originaire de Nice, en rêve symphonique au Châtelet

Le batteur André Ceccarelli réalisera un rêve lundi soir au Théâtre du Châtelet à Paris : jouer sur scène avec un orchestre symphonique de 35 musiciens, illuminé par les voix des chanteurs ayant été de l'aventure d'"Ultimo", antécédent discographique à ce concert.
Cet orchestre "Mozart" dirigé par Pierre Bertrand -- co-fondateur notamment du Paris Jazz Big Band --, un peu plus étoffé que sur l'album, comportera trente-quatre pupitres, essentiellement cordes et bois.
André Ceccarelli tenait à ajouter cette expérience "ultime", qui manquait encore à sa panoplie, en guise d'apothéose à une vie vouée à la batterie, 67 ans dont plus de 50 passés avec des baguettes dans les mains.
Sur "Ultimo" (Universal-Jazz), paru en novembre, il donne une nouvelle dimension à son jazz. Mais, au-delà de son aspect symphonique, ce disque est aussi celui des chanteurs, rien d'étonnant lorsque l'on sait que Ceccarelli a joué avec Claude Nougaro et été pendant plus de dix ans le batteur de Dee Dee Bridgewater.
Alex Ligertwood, chanteur de rhythm'n blues et vieux complice de l'époque Troc, groupe éphémère des années 70 que Ceccarelli a "remonté" fin 2011, David Linx avec qui le batteur a souvent joué dans "Le Coq et la Pendule", un hommage à Nougaro, le Camerounais Richard Bona, son fils Régis qui montre de belles aptitudes vocales...
Tous seront au Châtelet. Sans oublier le guitariste Sylvain Luc, autre complice du Trio Sud.
Grandi sur les hauteurs de Nice dans une famille de batteurs (Jean, son père, Jean-Paul, son frère), "Dédé" a batifolé dès l'enfance au milieu des cymbales et des toms.
Avec son père, il fréquente très tôt le Conservatoire de Nice, débute "ado" avec les Chats Sauvages en 1962, fréquente quelques années l'Orchestre d'Aimé Barelli au casino de Monaco...
"Monté" à Paris, il s'y impose dans les années 70 comme LE batteur-studio des grandes vedettes de la variété, tout en assouvissant sa passion pour le jazz, la fusion ou le rythm'n blues en jouant aussi bien avec Brian Auger que Stan Getz.
Après une éclipse dans les années 80, on le retrouve en 1987 dans l'ONJ d'Antoine Hervé
Depuis, il s'est concentré sur sa carrière de musicien de jazz. Et s'y est imposé, fort de tous ses bagages et de la maîtrise d'esthétiques diverses faisant qu'il donne l'impression de jouer "facile".
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