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Les caméras de vidéosurveillance de la discorde au TGI de Nice

Le palais de justice de Nice compte 34 caméras au total, 29 à l'extérieur et 5 à l'intérieur. / © Didier Beaumont
Le palais de justice de Nice compte 34 caméras au total, 29 à l'extérieur et 5 à l'intérieur. / © Didier Beaumont

Le syndicat Unité-Magistrats a porté plainte contre X. Il considère que l'installation de caméras au troisième étage du bâtiment est sans fondement juridique et évoque "un possible espionnage" d'un délégué syndical.

Par Catherine Lioult

A Nice, le syndicat Unité-Magistrats a décidé de porter plainte contre X. C'était le 5 janvier dernier. 
Le palais de justice compte au total 34 caméras, 29 à l'extérieur et 5 à l'intérieur. Le syndicat estime que quatre d'entre elles ont été installées de manière illégale, car elles ne figurent pas dans l'arrêté d'autorisation accordé par la préfecture. Il considère donc que cette infraction relève d'une installation illégale d'un système de vidéosurveillance.



Le syndicat conteste le lieu d'implantation, puisque le 3è étage ne reçoit que peu de public et il s'étonne que les caméras soient positionnées non loin du bureau de leur délégué syndical qui pointerait du doigt "certains dysfonctionnements" au sein de la juridiction. Ces accusations sont totalement contestées par un autre syndicat par la voix de Guillaume Saint-Cricq, délégué régional adjoint de l'USM, l'Union Syndicale des magistrats. Il précise :
 

Ces caméras ont été installées après information de l'ensemble des magistrats et greffiers de ce Tribunal et même sur requête de greffières de ce Tribunal se plaignant du fait que des personnes venaient au 3e étage sans aucune raison valable, ce qui pouvait présenter un risque pour la sécurité. Et elles ont été installées après qu'un marché public ait été passé, elles ne comportent pas de fonction audio et sont susceptibles d'être visionnées au PC par des personnes qualifiées et non dans le cabinet du  Président qui a autre chose à faire.
 

Une prochaine mise en conformité


Le président du tribunal, joint par téléphone, explique que ces caméras entrent dans le cadre d'un plan de rénovation du système de sécurité. Il admet l'omission de déclaration auprès de la commission préfectorale de vidéoprotection, et précise enfin qu'il y aura prochainement une mise en conformité mais il refute formellement toute tentative d'espionnage. 



 

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