Coronavirus : des maires des Alpes-Maritimes dénoncent une inégalité entre les communes dans la gestion des masques

Ce mardi 7 avril, la ville de Vence a annoncé que le port du masque pourrait bientôt être obligatoire dans toutes les villes de la métropole Nice Côte d’Azur. Certains maires du département dénoncent une surenchère et une inégalité entre communes dans la gestion des masques de protection.
Ce lundi 6 avril, Chritian Estrosi a annoncé qu'il allait donner un masque à chaque Niçois sous 8 à 10 jours et que le port du masque sera bientôt obligatoire dans toute la ville.

Après cette annonce, de nombreux habitants des villes de la métropole Nice Côte d'Azur se sont demandés pourquoi leur maire ne prenait pas une décision de ce type, d'autant plus que Christian Estrosi est aussi le président de cette métropole. 

Ce mardi, la ville de Vence a publié un communiqué sur les réseaux sociaux dont voici un extrait : 

"Le président de la métropole a souhaité que les maires des communes métropolitaines puissent également offrir cette possibilité à leurs habitants.

Pour se faire, la Métropole va passer un marché pour commander des masques pour toutes les communes intéressées. Ces masques seront financés par le biais de la dotation de solidarité métropolitaine.
"
 

 

La métropole confirme le projet de masques pour tous

Jointe par téléphone, la métropole de Nice confirme l'avancée du dispositif qui "sera co-construit étroitement avec les maires". Elle confirme aussi que le maire de Vence est bien à l'origine de cette proposition de généraliser le port du masque à toutes les villes de la métropole.

La métropole va passer un marché pour commander des masques pour toutes les communes intéressées. La liste des communes de la métropole Nice Côte d'Azur, toutes ne sont pas forcément intéressées : 


Les maires demandent une réponse claire de l'Etat


Certains maires dénoncent une surenchère des mesures de protection, dans les communes, en l’absence de mesure claire de l’État.

« Je ne crois pas qu’il appartienne à chaque ville de faire le concours de celle qui en fait plus que de raison », estime Lionel Luca, maire de Villeneuve-Loubet.

Ce qui en temps normal est très encadré par le préfet, ne l’est pas aujourd’hui, alors qu’on est dans une situation de crise. Il en résulte une situation d’inégalité entre les citoyens, selon qu’ils habitent dans telle commune ou dans telle autre.


Dans une lettre ouverte adressée à la préfecture, les maires de Biot, Châteauneuf, Tourettes-sur-Loup et Valbonne s’inquiètent de l'éventuelle obligation du port du masque.

« Si nous décidons de commander des masques pour nos habitants, le volume nécessaire pour nos communes serait ridicule comparé à celui des grandes villes du département et nous doutons que les fabricants et fournisseurs répondent facilement à notre demande. »

Jean Leonetti, maire d’Antibes et président de la communauté d’agglomérations Sophia-Antipolis, a demandé, au préfet des Alpes-Maritimes « de constituer une cellule de coordination avec les maires, l’ensemble des collectivités territoriales et la chambre de commerce et d’industrie » pour améliorer la gestion des mesures de protection.

La préfecture semble ouverte à la proposition, une réunion en audioconférence est prévue sur le sujet vendredi 10 avril.  
Dans certaines communes, les soignants dénoncent également ces inégalités.

A La Colle sur Loup par exemple, un groupe d'infirmières et infirmiers libéraux dénonce l'inaction de la municipalité face au manque d'équipement de protection du personnel soignant, relayé par l'opposition :
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société