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Gilets jaunes : blessée à Nice, la militante d' ATTAC Geneviève Legay donne sa version des faits

Le 23 mars 2019, lors de la manifestation des Gilets jaunes. / © Roland Macri / MAX PPP
Le 23 mars 2019, lors de la manifestation des Gilets jaunes. / © Roland Macri / MAX PPP

Hospitalisée dans une unité de convalescence à Nice, la septuagénaire a répondu aux questions de nos confrères de France Bleu Azur. Elle affirme ne pas se souvenir des circonstances de sa chute le 23 mars place Garibaldi et s'en prend au chef de l'Etat et au maire de Nice.

Par Catherine Lioult

Le 23 mars dernier, Geneviève Legay, 73  ans, militante d'ATTAC, participe à une manifestation des Gilets jaunes non autorisée place Garibaldi à Nice. Elle sera grièvement blessée dans des circonstances que la justice devra établir. Le procureur de Nice a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique car selon les images de vidéosurveillance, il apparaît qu'un policier est à l'origine de la chute pendant une charge pour disperser les manifestants.
Jointe par téléphone par nos confrères de France Bleu Azur, Geneviève Legay souffre de multiples fractures, notamment du crâne et du coccyx, dit ne pas se souvenir des circonstances de sa chute. Mais pour elle, sa blessure à la tête ne peut résulter que d'un coup de matraque.

 


Et la septuagénaire s'en prend au président de la République Emmanuel Macron.
 

Le chef de l'Etat lui avait souhaiter un prompt rétablissement et une forme de sagesse, elle répond qu'elle milite depuis 50 ans et qu'à 73 ans, elle n'a jamais vécu pareille violence policière.
 

Macron n'est pas un exemple de sagesse mais de mépris et de violence.


répond-elle. "Le président de la République n'a pas eu une seule pensée pour mes filles qui attendaient à l'hôpital pour savoir si j'allais pouvoir m'en sortir et avec quelles séquelles. Et Estrosi se permet de dire de son côté que mes blessures sont légères. C'est une honte !", a-t-elle ajouté. "Nous ne sommes plus dans un Etat de droit. La réponse d'Emmanuel Macron est autoritaire".

 

Suite à l'ouverture de l'information judiciaire, l'avocat de la famille Legay, Arié Alimi, a demandé que le dossier soit traité ailleurs qu'à Nice, en raison de sa sensibilité, ce que le parquet général d'Aix-en-Provence a refusé.
Geneviève Legay devrait tenir une conférence de presse ce mercredi en début d'après-midi, ce que ne confirme pas son avocat.

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