Grève des avocats : ambiance tendue au palais de justice de Nice

Les avocats toujours mobilisés contre le projet de réforme de la justice. / © France 3 Côte d'Azur
Les avocats toujours mobilisés contre le projet de réforme de la justice. / © France 3 Côte d'Azur

Les avocats ne désarment pas en ce début de semaine et ils comptent bien poursuivre leur mouvement en bloquant les audiences. Ce matin, ils ont été bousculés dans la salle des pas perdus par les forces de l'ordre. Plusieurs procès ont été reportés, dont celui de Cédric Herrou.

Par Catherine Lioult

Dès l'ouverture des grilles du palais de justice de Nice, les avocats ont investi la salle des pas perdus, bien décidés à bloquer les audiences. La journée justice morte organisée en France le 11 avril n'a pas suffi à faire entendre leur mécontentement.
Cette semaine encore, ils restent très mobilisés contre le projet de réforme de la justice. Ce matin, dans le hall, les forces de l'ordre les ont bousculés dans une ambiance tendue. Les avocats voulaient le report d'un procès en appel devant la cour d'assises, mais les policiers sont postés devant une porte fermée.


Palais de justice de Nice ( 06)
Ambiance tendue ce matin au palais de justice de Nice

A la fin de la matinée, les avocats ont obtenu le renvoi à une date ultérieure d'un procès en appel qui devait avoir lieu devant la cour d'assises.



Ils ont par ailleurs voté pour la poursuite de la grève jusqu'au 18 avril. Ils considèrent que le projet de réforme rend illisible l’organisation des juridictions et il limitera à terme l’accès à la justice pour les citoyens. 


Le procureur de la république lors d'une conférence de presse avait expliqué que cette grève désorganise l'audiencement avec le report des audience. Le président de la cour d'assises des Alpes-Maritimes s'était mis en colère, en prenant à partie les avocats.


Aujourd'hui, plusieurs procès ont été  reportés dont celui de de l'agriculteur défenseur des migrants Cédric Herrou, poursuivi par le préfet des Alpes-Maritimes pour injure publique. Georges-François Leclerc lui reproche d'avoir, les 12 et 13 juin 2017 sur Facebook, fait un parallèle entre le traitement des migrants demandant l'asile et celui des juifs sous l'Occupation. Il devra en  répondre le 22 octobre à 13h30.

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