Hausse de la fréquentation, nouvelles lignes, tourisme durable... Après la pandémie, l'aéroport de Nice vise à nouveau la lune

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Écrit par Martin Falaizeau .

Avec 12 millions de passagers en 2022, la fréquentation de l'aéroport Nice Côte d'Azur a doublé par rapport à 2021. L'ouverture de nouvelles liaisons stratégiques laisse augurer de beaux jours pour la deuxième plateforme aéroportuaire de France, sans qu'elle ne prévoit pour autant de retrouver ses chiffres d'avant Covid.

L'année 2022 fut bonne pour l'aéroport de Nice Côte d'Azur. Avec 12,2 millions de passagers qui sont partis, arrivés ou qui ont simplement transité par l'aéroport niçois, le chiffre a doublé par rapport à l'année 2021. La réouverture en mars dernier du terminal 1 a contribué à relancer l'activité. 

La fréquentation de la deuxième plateforme aéroportuaire française (après Paris) reste tout de même inférieure à celle de 2019 - dernière année avant la pandémie - où le trafic passagers s'était établi à 14,5 millions. 

De nouvelles lignes pour l'été 2023

Le groupe Aéroports de la Côte d'Azur, qui gère l'aéroport de Nice, peut en outre se réjouir, en ce début de nouvelle année, de plusieurs nouvelles liaisons qui seront assurées dès cet été. 

La plus illustre d'entre elles concerne l'ouverture, à partir du 12 mai prochain, d'une nouvelle ligne quotidienne depuis et vers la ville d'Atlanta, aux États-Unis.

Les vols se feront à bord d'un Boeing 767-400. Ils seront directs et assurés jusqu’au 29 septembre par la compagnie américaine Delta Airlines. Ce nouveau vol sera le quatrième entre Nice et les États-Unis.

Les trois autres, dont un par Delta Airlines, rallient la ville de New-York. 

Cette nouvelle destination représente un réel atout économique pour la Côte d'Azur. Atlanta est le plus gros hub aéroportuaire au monde, par lequel passent chaque année des dizaines de millions de voyageurs. De plus, la capitale de l'Etat de la Georgie regorge de sièges de grandes entreprises internationales. Une clientèle au gros pouvoir d'achat qui pourrait bientôt déferler dans les hôtels, restaurants et magasins de la Riviera.

À partir du 26 mars prochain, la compagnie low-cost Wizz Air proposera également des billets à bas prix entre Nice et Londres. Selon la compagnie hongroise, certains billets vers l'aéroport de Londres Gatwick, le deuxième aéroport londonien situé au sud de la ville, pourraient se vendre au prix de dix euros.  

Pour les liaisons quotidiennes entre Nice et Dubaï, la compagnie émiratie Emirates a récemment officialisé le changement du Boeing 777 pour l'Airbus A380. Cet avion, le plus gros du monde, capable de transporter 500 passagers, sera utilisé à partir du 1er juin.

D'autre part, la compagnie aérienne Air Malta reliera Nice à l'ile de Malte pour des vols saisonniers à partir du 27 mars. 

Enfin, l’ouverture d’une ligne entre Nice et Miami, en Floride (Etats-Unis), est en projet. Cette liaison pourrait notamment permettre à l’importante communauté sud-américaine qui y vit de se rendre facilement sur la Côte d’Azur, même si rien n’est acté pour l’instant.

Pas pour autant une course aux chiffres 

Si ces nouveautés satisfont sans aucun doute les dirigeants du groupe Aéroports de la Côte d'Azur, on insiste et répète du côté de leur service de communication que "l'approche n'est pas quantitative, mais qualitative".

Le but n'est pas d'accueillir des hordes de touristes, nous allons plutôt chercher les destinations les plus pertinentes, celles à même de faire tourner l'économie et la culture locales intelligemment. 

Aymeric Staub, directeur de la communication de l'aéroport.

Le défi pour l'avenir va en réalité être de "désaisonnaliser la Côte d'Azur". Autrement dit, de réduire le plus possible la saison basse.

En effet, une fois la Toussaint passée et jusqu'à fin mars, l'aéroport de Nice Côte d'Azur observe une période creuse. Et ce n'est pas le petit regain d'activité en décembre qui permet d'équilibrer le flot de voyageurs qui afflue durant la saison estivale. 

L'enjeu structurel est donc aujourd'hui de parvenir à conserver une fréquentation élevée, mais en l'étalant sur l'ensemble de la saison. Ceci permettrait, et de ne pas ajouter de pression supplémentaire sur les mois les plus plébiscités par les voyageurs, et d'assurer une plus grande stabilité aux commerçants azuréens, dont le chiffre d'affaires annuel repose parfois sur quelques semaines.

C'est en tout cas l'axe stratégique que la direction de l'aéroport défend comme prioritaire. À côté de cela, le modèle de la course aux chiffres serait impertinent et l'objectif d'atteindre à tout prix la fréquentation d'avant Covid subsidiaire.

Tant mieux, car comme l'analyse avec discernement un représentant du groupe d'aéroports privé : "il est encore trop tôt pour viser les chiffres de 2019 dès cette année". 

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