Jour de fête pour les 120 ans de l'OGC Nice : "on est venus de Douai exprès !"

Des milliers de supporters du Gym, l'Olympique Gymnaste Club de Nice, ont célébré ce 9 juillet les 120 ans d'existence de leur club de cœur. Certains sont venus de très loin, d'autres jouent à domicile. Mais tous ont des souvenirs et des anecdotes en pagaille, qui font de ce club de football une passion de chaque instant.

Hors de question de rater ça. William et Valentin, père et fils, arborent fièrement leur maillot du Gym sur la colline du Château à Nice. Jusque-là rien d'anormal : c'est même le lieu et le moment idéal. En ce 9 juillet 2024, le club fête ses 120 ans et tout le parc est recouvert aux couleurs des Aiglons.

"On vient de Douai, exprès !". C'est là que ça interpelle. Douai, dans le 59 ? Comment ? "Je suis tombé amoureux du Gym en 78 en regardant la finale de coupe de France à la télé," explique William. Une finale perdue face à l'AS Nancy Lorraine d'un certain Michel Platini. William était prévenu : malgré la défaite, il a choisi l'OGC Nice.

Ou plutôt : il n'a rien choisi du tout ! Ça lui est tombé dessus !

Depuis, il suit l'OGC, achète maillots et écharpes, adhère aux clubs de supporters et fait les déplacements à Reims ou encore Paris. Il a même été plusieurs fois au Ray et au nouveau stade. Pourtant, William n'a jamais vécu à Nice. 

Ça aurait pu être pire... J'aurais pu être fan d'un club où il fait moins beau ! Là, on vient quelques jours, pour cette journée des 120 ans, mais on va en profiter pour visiter la région !

William, supporter venu du Nord.

Qui a dit que les supporters de foot n'avaient pas d'humour !

Valentin, lui, a encore moins choisi ! Le fils a été embarqué dans l'aventure dès son plus jeune âge. Et parmi ses premiers souvenirs il cite lui aussi une finale : coupe de la Ligue 2006 au Stade de France. Finale également perdue, à nouveau contre l'AS Nancy Lorraine. Cette histoire a tout d'une tragédie grecque !

Mais les deux supporters nordistes n'en démordent pas. "C'est mon épouse qui nous a offert le voyage," reprend William. "J'aurais bien aimé qu'elle vienne, mais elle avait peur de s'ennuyer !" Et pour le coup, elle a peut-être eu tort ! Ciel bleu et soleil de plomb, vue magnifique sur la Baie des Anges d'un côté, sur le cap de Nice de l'autre : la Côte d'Azur sort le grand jeu pour ses fans !

La colline du Château, c'est un écrin plus que sympathique pour cette journée de retrouvailles. Socca, pan bagnat et animations...

Le stand officiel du club fait le plein : les nouveaux maillots, marqués aux 120 ans, se vendent comme des petits pains. 

Thierry, lui, est venu exprès également... de Montauban (Tarn-et-Garonne) ! Mais lui a une excuse : il rend (aussi) visite à sa fille et a lui-même grandi à l'ombre du stade du Ray. "J'avais 6 ans, j'ai pleuré devant ma télé devant la finale perdue face à Nancy (but de Platini)."

Décidément. Mais le Gym, c'est aussi quelques grands moments, notamment une finale de coupe de France (gagnée celle-là) en 1997 contre Guingamp au Parc des Princes.

Thierry est venu de Montauban en mission : il a dans son baluchon un vieux maillot de Nice. Daté de la saison 1971-72 par Serge Gloumeaud, du stand de l'association La Grande Histoire du Gym. Et Thierry va obtenir le Graal : la signature des anciens de l'équipe d'alors, Henri Zambelli, Baptiste Gentili, Daniel Sanchez.

120 ans d'histoire, ça en fait des anecdotes... Roger Jouve, Bernard Castellani et les autres multiplient les accolades et les souvenirs, de matchs comme de boîte de nuit. "À l’époque il n'y avait pas de réseaux sociaux... Et c'est heureux !" s'exclame au micro Patrick Bruzzichessi, alias le "bûcheron de Gonfaron".

C'est aussi ce que sont venues chercher Arlette et Jeanne. Jeanne a 16 ans et n'a jamais connu son grand-père... Elle est venue rencontre ses ex-coéquipiers. "Ils m'ont dit que c'était un super joueur mais aussi un grand fêtard," sourit-elle. "Il mettait toujours la bonne ambiance dans le vestiaire. C'était quelqu'un qu'on écoutait." Elle aussi repart avec des dédicaces sur son maillot, floqué au nom de son grand-père : José Montagnoli.

Pour Arlette Leduc, son ancienne compagne et elle-même ex-footballeuse à l'OGC Nice, c'est un moment aussi important qu'émouvant. Et un peu magique.

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