Meurtre du gendarme Brière: le procès en appel débute à Draguignan

L'an dernier la cour d'Assises des Alpes-Maritimes l'avait condamné à 30 ans de réclusion criminelle, peine maximale pour meurtre. En octobre 2012, à bord d'une voiture volée, Alexandre Baudry avait fauché et tué le gendarme Daniel Brière sur une route de la Grave de Peille. 

Le 12 septembre 2013, reconstitution du meurtrier présumé du gendarme de Peille le major Daniel Brière à la Grave de Peille.
Le 12 septembre 2013, reconstitution du meurtrier présumé du gendarme de Peille le major Daniel Brière à la Grave de Peille. © MAXPPP
durée de la vidéo: 01 min 44
Meutre gendarme: 1er jour d'audience

Intervenants: 

Lionel Escoffier Avocat de la partie civile
Béatrice Eyrignoux Avocate d'Alexandre Baudry


Cinq jours après une sortie de prison

Le 17 octobre 2012, le major Briere dirigeait sur une route sinueuse de l'arrière-pays niçois une opération pour intercepter Alexandre Baudry, alors âgé de 21 ans, sans permis au volant d'une voiture volée, cinq jours après une sortie de prison. En tenue civile mais porteur d'un brassard de gendarmerie, le militaire avait sorti son arme et s'était placé face au véhicule volé (arrivant à 73 km/h). Percuté de plein fouet et projeté à 20 mètres, il était mort de ses blessures le jour même. 

Vous avez un coeur sec, vous êtes un lâche"

"Vous avez un coeur sec", "vous êtes un lâche", a assené, cinglant, l'avocat général Norbert Dornier, en février 2015, lors du procès en première instance à Nice, durant un exposé de trois heures entièrement à charge contre le jeune homme resté impassible dans le box durant la semaine de procès à Nice. Il avait requis la peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité, pour son "exécution réfléchie" du major Daniel Briere. 

"Un petit con"

Les deux avocats de la défense ont pour leur part jugé les réquisitions totalement disproportionnées. "Oui c'est un petit con, un voleur de voiture, mais c'est pas un meurtrier!", a lancé Me Frédéric Lévy, pour qui l'homicide était involontaire.

Le procès en appel, qui débute aujourd'hui, à Draguignan, doit se poursuivre toute la semaine prochaine.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société faits divers