Municipales: Jean-Christophe Picard démissionne de la présidence d'Anticor et se présente sur la liste écologiste à Nice

Jean-Christophe Picard président d'Anticor, l'association de lutte contre la corruption, se présente sur la liste écologiste à Nice. Il démissionne de son poste pour rejoindre l’Alliance Ecologiste Indépendante et Europe Ecologie Les Verts pour les élections municipales 2020.

Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, photo officielle
Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, photo officielle © Alexis Sciard-IP3 PRESSMAXPPP
Jean-Christophe Picard est le président national d'ANTICOR (l'association nationale de lutte contre la corruption) depuis 2015. Ce mardi 4 février il annonce sa présence sur la liste de l'union des écologistes à Nice.

Cette liste est menée par Jean-Marc Governatori un chef d'entreprise niçois co-secrétaire national de l'Alliance Ecologiste Indépendante
 
Jean-Christophe Picard, président d'Anticor et Jean-Marc Governatori (à droite) ce mardi 4 février à Nice.
Jean-Christophe Picard, président d'Anticor et Jean-Marc Governatori (à droite) ce mardi 4 février à Nice. © Séverine Neuquelman FTV

Je démissione de mes fonctions de président d'Anticor - Jean-Christophe Picard.

Pendant la campagne électorale, il est obligé de prendre ses distances avec l'association mais il décide de "se consacrer pleinement à cet engagement" et quitte complètement sa fonction de président. C'est son vice-président Eric Alt qui va prendre la suite. 

"Leurs préoccupations et les miennes sont très liées" selon le membre d'Anticor. Pour Jean-Marc Governatori "lorsque le l'on voit la dette de la ville, son taux de pauvreté et le désastre de Christian Estrosi, il est temps qu'il arrête".

Jean-Christophe Picard est un ancien du parti Radical de Gauche, il en a été le président départemental en 2011. Il a cessé toute activité militante en 2018 lorsqu'il a pris la présidence d'Anticor. 

Anticor est une association transpartisane mais pas apolitique. Il n'est pas surprenant que des membres de l'association s'investissent en politique, souhaite rappeler J-C. Picard
 

Jean-Christophe Picard, président d'Anticor et les membres de la liste écologiste à Nice.
Jean-Christophe Picard, président d'Anticor et les membres de la liste écologiste à Nice. © Séverine Neuquelman FTV
A Mandelieu-la Napoule dans les Alpes-maritimes, déjà un membre d'Anticor se présente aux élections municipales. Jean-Valery Desens (politiquement à droite) est le référent Anticor à Mandelieu.
  
Je ne fais pas qu’intégrer la liste, j’arrive avec une charte pour changer les pratiques en politique - Jean-Christophe Picard.
Jean-Christophe Picard a participé à l'élaboration d'une charte éthique éditée par Anticor et proposée à tous les candidats aux élections municipales. Le colistier souhaite mettre en place "une charte éthique qui va plus loin encore et qui soit adaptée à Nice".

Quelques exemples :
Charte Anticor avec 30 propositions pour "des communes plus éthiques"
Charte Anticor avec 30 propositions pour "des communes plus éthiques"
 

La tête de liste condamnée à 1 an d'inéligibilité en 2002

A noter que la tête de liste Jean-Marc Governatori, a été épinglé par la Commission nationale des comptes de campagne en 2002 et condamné à un an d'inéligibilité. En cause : le rejet de son compte de campagne pour des factures. Le Conseil constitutionnel indique : "considérant qu'à l'expiration du délai légal pour déposer le compte de campagne,neuf factures délivrées par les sociétés Imprim'Tout, Basika et Joker 35, pour un montant total de 3 438,83 euros, et correspondant à des frais de propagande autres que ceux de la campagne officielle, n'avaient pas été acquittées par M. G. [...]" Il se trouve que Jean-Marc Governatori a co-fondé l'enseigne Basika. 
 
Interrogé à ce sujet, cet évènement est considéré comme un épiphénomène pour le collistier. Selon Jean-Christophe Picard ce n'est pas rédhibitoire. "Ce n'est pas une malversation financière. C'est une condamnation automatique et sans conséquence réelle."
Il s'explique : "Jean-Marc Governatori n'a pas été élu en 2002, il n'avait pas assez de voix pour se faire rembourser. Dans ces cas là, les petits candidats ne déclarent pas leur compte de campagne (car ça ne sert à rien) mais c'est pourtant obligatoire. Donc certes, il a été condamné mais c'est minime."

Il est vrai que Jean-Marc Governatori n'avait pas été élu dans la première circonscription de Nice en 2002. Il n'avait d'ailleurs obtenu qu'une seule voix car il s'était retiré juste avant le scrutin. 

Nous sommes un collectif crédible, assure le collistier Jean-Christophe Picard

 Selon lui, les partis écologistes et les associations locales ont apporté leur confiance à cette liste. Il se lance donc serein et confiant dans cette campagne électorale. 
 

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ANTICOR
L'association a été créée en 2002 par Éric Halphen et Séverine Tessier, son ambition est de "réhabiliter le rapport de confiance qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs."
  • L'association anti-corruption a édité une "charte éthique" avec trente propositions à destinations des candidats aux élections municipales. L'objectif est de les inciter à intégrer ces mesures dans leur programme. Celle-ci tournent autour de la transparence de la vie politique et économique de la commune ainsi que le respect de l'expression de l'opposition. 
  • Elle fait régulièrement des signalements sur la Côte d'Azur. Certains aboutissent comme celui contre Philippe Pradal le premier adjoint au maire de Nice Christian Estrosi. Philippe Pradal a été condamné en 2019 pour prise illégale d’intérêts à 50 000 euros d’amende, dont 25 000 avec sursis. D'autres non comme à Vallauris lors d'un signalement sur le déclassement d'un espace boisé au Château Robert
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