Municipales à Nice: toujours pas de candidat pour le Front national, la secrétaire départementale se dit “effondrée”

© ERIC FEFERBERG / AFP
© ERIC FEFERBERG / AFP

La question devait être réglée mardi lors d'un bureau d'investiture à Paris. Mais Marine Le Pen ne s'y est pas rendue et conséquence aucune décision n'a été prise. Le Front national n'a donc toujours pas de candidat à Nice pour les prochaines municipales. Ce qui laisse perplexe les militants. 

Par Olivier Le Creurer

Ce devait être une simple validation. Marie-Christine Arnautu, vice -présidente du Front national chargée des affaires sociales, venue à la rencontre des militants le 20 avril à Cagnes-sur-mer, aurait dû être investie pour diriger la campagne pour Nice. "Je suis la première effondrée", nous explique Lydia Schénardi, secrétaire départementale dans les Alpes-Maritimes du Front national. "Je ne comprends pas. Au départ, on a parlé de Gaël Nofri, puis de Bruno Gollnich et enfin de Marie-Christine Arnautu dont la rencontre avec les militants locaux s'est très bien passée. Va-t-on encore changer de candidat ? Je ne vois pas le but de ce report. Le temps presse. il n'y a plus de meilleur ou de moins bon. Le ressenti à Nice n'est pas bon.

J'assiste à la déliquescence de l'esprit militant à Nice."

Lydia Schénardi devrait participer lundi au bureau politique du Front national à Paris. Ce jour-là, devrait être précisé la date de la nouvelle commission d'investiture, seule habilitée à statuer pour les élections municipales.

Historique:

Ces derniers mois, deux noms avaient été évoqués pour partir à l'assaut de ce bastion UMP: Gaël Nofri, responsable local du Rassemblement Bleu Marine, d'abord, mais il avait été écarté par la patronne du FN; puis Bruno Gollnisch, député européen, qui avait fini par renoncer de lui-même. "Pour moi, venir me présenter à Nice, ce n'est pas une aventure, c'est quelque chose que je prends très au sérieux. Je ne viendrai pas à Nice en touriste, si je viens c'est pour gagner", assurait le 21 avril la cadre du FN, tout juste sexagénaire, qui "envisage depuis cinq ou six ans de venir s'installer à Nice, même indépendamment de la politique".
Ne craint-elle pas qu'on l'accuse d'être parachutée, elle qui ne possède aucun ancrage local à Nice? "Je m'appuierai sur des colistiers locaux, j'en ai déjà rencontré, et je sais que je serai bien accueillie ici", a-t-elle répondu, sans vouloir toutefois se prononcer sur d'éventuelles alliances avec l'ancien maire Jacques Peyrat ou encore avec les identitaires.

Sur le même sujet

Les + Lus