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Nice : les assistants régulateurs médicaux, oubliés de la prime, créent leur association

Les assistants régulateurs médicaux (ARM) sont les premiers maillons de la chaîne des secours, ils répondent aux appels du 15. / © France 3 Côte d'Azur / Mariella Coste
Les assistants régulateurs médicaux (ARM) sont les premiers maillons de la chaîne des secours, ils répondent aux appels du 15. / © France 3 Côte d'Azur / Mariella Coste

Contrairement aux autres professions médicales, les assistants régulateurs médicaux n'ont pas reçu la prime mensuelle de 100 euros accordée par le gouvernement. Ils ont décidé de créer une association des assistants de régulation médicale cet été, l'AFARM, pour peser sur les négociations.

Par Aline Métais

C'est un oubli qu'ils ne digèrent toujours pas ! Les assistants de régulation médicale (ARM) n'ont pas reçu la prime mensuelle de 100 euros accordée par le gouvernement suite au mouvement de grève aux urgences. Au centre 15, l'assistant régulateur médical est la personne qui prend l'appel d'urgence des malades, le premier maillon de la chaîne dans la prise en charge des patients.
 

Profession méconnue


C'est l'interlocuteur de toute personne qui compose le 15 ou le 112 sur son téléphone. Il accueille, écoute et analyse chaque appel dans les plus brefs délais. Une profession essentielle mais méconnue car les assistants ne s'occupent pas directement des malades : ils planifient par téléphone la prise en charge. C'est pour cette raison qu'ils n'ont pas obtenu la prime de 100 euros. 

Impulsion des personnels


Un oubli qui génère de la colère et de l'incompréhension. Sur internet, une pétition a recueilli plus de 21 000 signatures pour soutenir les ARM. Sous l’impulsion des personnels de Nice, Saint-Brieuc et Tours, une association a été créée le 18 juillet 2019 : l'AFARM. Une association qui compte déjà une trentaine de délégués dans chaque département et dans les Territoires d'Outre-Mer. "Cette association est autonome et indépendante, ce n’est pas un syndicat", précise Christophe Lenoble, président de l'AFARM. Il ajoute : 
 

Malheureusement quand on entend parler de nous c'est toujours dans les moments dramatiques dans lesquels on est mis à mal. (...) Plutôt que de raler dans son coin, si on se fédère tous ensemble on est plus fort à 200 qu' à 2 ! 

Objectif : se faire connaître, se faire entendre et peser sur les futures négociations politiques au ministère pour ne plus être "les grands oubliés". Tony Thibault, responsable communication à l'AFARM, souligne : 

On se fait menacer, insulter au téléphone tous les jours ! Et on est le premier maillon de la chaîne de secours...

Indemnité de risques


La revalorisation de l'indemnité de risques des personnels non médicaux des urgences à hauteur de 100 euros net, promise par le gouvernement, a été versée cet été. Elle visait à désamorcer un mouvement de grève national entamé trois mois plus tôt aux urgences. Infirmières, brancardiers, ambulanciers, secrétaires : 30.000 agents hospitaliers en bénéficient actuellement. 
Cette nouvelle association est portée également par le mouvement de protestation et la grève des SAMU en France. Sur son compte Facebook, elle informe ses adhérents : le 12 septembre prochain, une délégation sera reçue au Ministère de la Santé pour participer à un séminaire sur leur profession. Le début, sans doute, d'une forme de reconnaissance politique. 







 











 

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