Port du masque obligatoire dans les Alpes-maritimes : la préfecture travaille avec les maires pour son extension

Christian Estrosi a décidé par arrêté municipal que le port du masque était obligatoire dans certains quartiers de Nice à partir de ce lundi 3 août. Les contrevenants risquent une amende. Un arrêté préfectoral devrait pouvoir être publié dans le courant de la semaine pour une possible extension.

Le port du masque est obligatoire depuis ce lundi 3 août à Nice.
Le port du masque est obligatoire depuis ce lundi 3 août à Nice. © VALERY HACHE / AFP
Il le voulait, il l'a fait. Christian Estrosi rend le port du masque obligatoire en extérieur, pour les plus de 11 ans, dans certains quartiers de la ville de Nice depuis ce lundi 3 août. 

Ce mardi, les services de la préfecture des Alpes-Maritimes nous ont confirmé "travailler avec les maires du département pour connaître les zones de leur territoire où il leur paraît indispensable d'étendre l'obligation du port du masque sur la vie publique compte tenu de circonstances locales spécifiques et notamment compte tenu des flux importants de population."

Un arrêté préfectoral devrait pouvoir être publié dans le courant de la semaine.

Alors qu'il avait demandé au préfet du département des Alpes-Maritimes de faire un arrêté préfectoral allant dans ce sens, c'est finalement lui qui a signé un arrêté municipal pour protéger au mieux sa ville de l'épidémie de Covid-19 qui continue de sévir.
Interrogé pour savoir jusqu'à quand cette nouvelle mesure restera en vigueur, Christian Estrosi a répondu à la presse :

"Jusqu'à ce qu'on me dise qu'il (le virus) ne circule plus (...) J'ai eu un cap pendant toute cette période, que je n'ai pas quitté et que je ne quitterai pas jusqu'à ce qu'on ait atteint 50% d'immunité, si le vaccin n'est pas sorti d'ici là".

Le maire de Nice

Les personnes ne respectant pas le port du masque dans les quartiers où il est rendu obligatoire devront payer une amende de 35 euros. Le port du masque doit se faire de 10 heures du matin à 1 heure.

Les zones choisies par le maire sont zones touristiques. Une brigade de contrôle va être créée pour veiller au respect de cet arrêté. Un tolérance pendant 48 h avant de sanctionner a été annoncée lors d'une conférence de presse.

"A partir de mercredi, on prendra vraiment des sanctions".

Le maire espère que le préfet prendra ce lundi soir un autre arrêté pour étendre le montant de l'amende de 35 à 135 euros.

Ce lundi, après 10h, le port du masque était plus ou moins respecté :

Le périmètre :

Il est délimité par les axes suivants:

> Boulevard Gambetta.
>  Gare Thiers et avenue Thiers.
> Avenue Jean Médecin dans son intégralité, place Masséna, avenue Félix Faure, Promenade du Paillon (La Coulée verte), avenue Saint-Jean-Baptiste, Rue du Docteur Ciaudo, place Garibaldi, rue Cassini, place Ile de Beauté,  Port.
>  Quai Rauba Capeu, Quai des Etats-Unis,

Promenade des Anglais : de la rue Max Gallo jusqu'à l'intersection de Promenade des Anglais et du boulevard Gambetta, ainsi que la portion chaussée Sud de la Promenade des Anglais située entre le boulevard Gambetta et le boulevard Magnan.

Des messages sonores pour respecter la distanciation physique

En plus de cette obligation de porter des masques en extérieur, le maire va faire diffuser des messages la nuit sur le Quai des Etats-Unis pour sensibiliser au respect de la distanciation physique et du respect des gestes barrière.

Le maire va également rendre possible des tests PCR mobiles, pratiqués dans toute la ville. 

Les bars visés 

Christian Estrosi a aussi annoncé ce lundi, que les établissements qui ne respectent pas les gestes barrières seront fermés. Les bars se transformant en boîtes de nuit illégales sont dans son viseur.
 

« Ces fermetures vont tomber, c’est tant pis pour eux. On leur a offert l'opportunité de travailler cet été, mais il y avait des règles du jeu »

Christian Estrosi, maire de Nice

Selon lui, "dès aujourd’hui il va y avoir opérations des contrôles très sévères", les établissements qui ne respectent pas le port du masque seront fermés sur le champ, dixit.
 
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