Nice : la rue Bonaparte et la place du Pin aux couleurs du drapeau LGBT

À l’image notamment de la rue rose à Lisbonne et en concertation avec l’association des commerçants du port, la mairie de Nice a donné un nouvel éclat à ce secteur, souvent appelé le petit marais niçois. 600 m2 de surface ont été repeints aux couleurs du drapeau LGBT.
 

La place du Pin dans le quartier du Port à Nice aux couleurs du drapeau LGBT
La place du Pin dans le quartier du Port à Nice aux couleurs du drapeau LGBT © B. Loth-FTV
Du rose, du bleu et du jaune, la rue Bonaparte et la place du Pin dans le quartier du port, ont désormais les couleurs de l’arc en ciel, les couleurs du drapeau LGBT.
À l’image de ce qui se fait dans d’autres grandes villes européennes comme Lisbonne, Amsterdam ou Reims, cette démarche marque la fin des travaux de piétonnisation et permet d’identifier et d’affirmer leur caractère piéton, en effaçant l’empreinte de la chaussée.
Cette mise en couleur a été décidée en étroite collaboration avec les commerçants et les riverains. Le maire de Nice, Christian Estrosi, leur a proposé une palette de couleurs sur la base de photomontages. Et c’est la couleur bleue qui a été choisie pour habiller les chaussées.
Les travaux ont été réalisés du 9 au 11 mars sur 600 m² de surface traitée.

Un changement applaudi par les commerçants.

Franck Duquesnoy est restaurateur rue Bonaparte. Né et marié dans le quartier, il apprécie ce changement qui redonne des couleurs à un secteur qu’il voit évoluer d’années en années.

Les gens se prennent en photo sur la rue, les gens flânent sur cette rue et surtout les gens en parlent, c’est le plus important,

nous dit-il.  

On a choisi cette couleur bleu parce que c’était le plus logique,

ajoute-t-il.  

Le petit marais niçois

Voilà plusieurs années que ce quartier connait un véritable engouement. Désormais on le surnomme « Le Petit Marais Niçois », en allusion au quartier gay parisien. Depuis 5 ans, cet ancien quartier populaire et industriel est devenu le coin à la mode de Nice et l’épicentre de la communauté gay.


Nice, une ville gay-friendly ?

Depuis le 1er novembre 2017, c'est à la mairie et non plus au tribunal d'instance que les pactes civils de solidarité sont enregistrés. Le pacte civil de solidarité (PACS) est un contrat entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe. C’est pourquoi beaucoup d’unions homosexuelles ont été célébrées à Nice.
►2280 pacs entre novembre 2017 et février 2020

Une banderole qui fait mal

« À Nice aussi, on aime la pédale », c’était la banderole déployée dans les tribunes de l’Allianz Riviera le 28 aout dernier lors du match Nice-Marseille.
Deux banderoles, des chants homophobes, il n’en fallait pas plus à l’arbitre pour interrompre la rencontre pendant de longues minutes.
Des banderoles et des chants homophobes à l'Allianz Riviera août 2019
Des banderoles et des chants homophobes à l'Allianz Riviera août 2019 © AFP/ V. Hache

Ce soir-là, la rencontre Nice-Marseille est interrompue de longues minutes sur décision de l’arbitre. Le parquet de Nice avait ouvert une enquête. 
 
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