Des policiers blessés à Nice ce vendredi matin : un incident qui avive la polémique sur la clé d'étranglement

Alors que les organisations syndicales de la police viennent d'être entendues pour défendre le contrôle de tête que Christophe Castaner souhaite interdire, une interpellation qui a eu lieu ce matin, à Nice, est citée en exemple.

Lundi, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'abandon de la méthode controversée d'interpellation dite de "l'étranglement".
Lundi, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'abandon de la méthode controversée d'interpellation dite de "l'étranglement". © Christophe SIMON / AFP

Le contrôle de tête aurait-il pu empêcher, ce samedi matin, que des policiers niçois soient blessés lors d'une interpellation ? A l'évidence, un grand oui, pour le syndicat SGP Police 06 qui vers 15h26 a tweeté : "Ils n’ont pas utilisé le contrôle de tête (conformément aux directives du M.I) ce matin pour interpeller un individu en gare de Nice qui lui même étranglait un flic !"

Contacté, Laurent Martin De Frémont, le secrétaire départemental d’Unité SGP police 06 précise que les faits se seraient déroulés en gare de Thiers. Face à un homme d'1m90 qui refusait d'être interpellé, 3 policiers se seraient alors trouvés dans une situation d'hésitation quant à la méthode à employer. Toujours selon le syndicat, l'individu serait alors parvenu à procéder à une tentative d'étranglement sur l'un des policiers. Tous les 3 seraient blessés, des blessures "plutôt légères mais nécessitant un arrêt de travail". 

Pas de confirmation de la direction départementale de la police aux frontières, ni de la direction départementale de la sécurité publique sur cette interpellation.

De son côté, à 15h38, le député Eric Ciotti tweete à son tour, en faisant, lui aussi, référence au "contrôle de tête".

 

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