Le procès en assises à Nice des agresseurs de Jacqueline Veyrac en 2016 reporté

Le 24 octobre 2016, la riche hôtelière Jacqueline Veyrac avait été enlevée en plein jour, près de chez elle puis découverte ligotée dans une fourgonnette à Nice après 48 heures de séquestration. 14 personnes doivent être jugées devant les assises des Alpes-Maritimes. Procès reporté.
En raison de la crise sanitaire actuelle, la 5ème session de la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour cette année qui était programmée initialement du 27 avril au 15 mai 2020 ainsi que la 6ème session (du 25 mai au 19 juin 2020) sont annulées. Cette dernière devait accueillir le procès de l'affaire dite « Veyrac» .

Les dossiers seront renvoyés à des sessions ultérieures.

Le cabinet du Procureur de la République au Tribunal Judiciaire de Nice en a fait l'annonce ce mardi 15 avril.
Le procès était prévu pour durer jusqu'à quatre semaines.

Retour sur l'affaire


L'affaire remonte à 2016. A l'époque, l'hôtelière Jacqueline Veyrac, 76 ans, avait été enlevée en plein jour puis séquestrée avant d'être retrouvée vivante. 

Un de ses anciens employés, est soupçonné d'avoir organisé ce rapt par vengeance suite à des déboires financiers.
 

L'ancien gérant de La Réserve nie être le commanditaire


Giuseppe Serena, 66 ans, un restaurateur italien, est soupçonné d'avoir commandité ce spectaculaire enlèvement pour réclamer une rançon et ainsi récupérer l'argent qu'il aurait perdu en 2009. A l'époque, le célèbre restaurant gastronomique La Réserve avait été placé en liquidation judiciaire. Un établissement appartenant à la famille Veyrac et dont Giuseppe Serena fut le gérant de 2007 à 2009.

Giuseppe Serena n'est poursuivi que pour complicité car il n'y a pas d'éléments directs pour dire que c'est lui l'instigateur

a cependant indiqué à l'AFP l'un de ses avocats Me Corentin Delobel.

Il a juste reconnu le contentieux commercial avec Mme Veyrac mais pour le reste, il nie en bloc et il a la même version depuis le début.


Depuis octobre 2016, Giuseppe Serena est détenu à la maison d'arrêt de Nice. Pour raisons de santé, son avocat a demandé une remise en liberté sous contrôle judiciaire qui lui a été pour l'instant refusée.

 
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