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Procès Mandel : comment la guerre pour la garde d'un enfant aboutit à un meurtre

Jusqu'au vendredi 25 novembre se tient aux assises des Alpes-Maritimes le procès de Marc Mandel. Celui-ci est accusé du meurtre de Pierre Torregrosso, le père du fils de sa compagne, en octobre 2011.
L'arme du crime et les pièces du dossier
L'arme du crime et les pièces du dossier © Laurence Collet
Roquebrune-Cap-Martin, le vendredi 7 octobre à 19h, Marc Mandel s'empare d'un fusil à pompes et tue Pierre Torregrosso. Pierre Torregrosso est venu de Marseille pour récupérer son fils Guillaume*. Mais l'enfant n'est pas au domicile. Sophie Mandel est partie chez des amis, soustrayant ainsi, comme elle le fait depuis six mois, son fils à la garde de son père. 
Six jugements ont été rendus depuis la séparation des parents en 2010, et ceux-ci n'ont de cesse de s'échanger des messages incendiaires. Marc Mandel n'est jamais intervenu dans ce conflit et se contente de s'occuper au quotidien de son beau-fils, Guillaume*, avec qui il semble entretenir une bonne relation.
Le ton monte tout de même entre le père et le beau-père de Guillaume* qui sont donc seuls, face à face, ce soir d'octobre 2011. Se croyant menacé, Marc Mandel prend son flashball, puis son fusil à pompes, acheté récemment. Le drame se produit.
Marc Mandel est défendu entre autres par Me Philippe Soussi
Marc Mandel est défendu entre autres par Me Philippe Soussi © Laurence Collet
Marc Mandel, un chef d'entreprise monégasque qui a une certaine aisance financière, n'avait jamais été inquiété par la police dans sa vie. Il est désormais accusé de meurtre. Il a toujours affirmé avoir voulu tirer en l'air et n'avoir pas voulu tuer Pierre Torregrossa.
La personnalité de l'accusé et les circonstances de guerre permanente pour la garde de Guillaume* expliquent la durée du procès aux assises qui se poursuivent jusqu'au vendredi 25 novembre. L'enjeu sera de déterminer la part de responsabilité dans les actes de chacun.

Se succèdent à la barre les policiers ayant mené l'enquête, des témoins, des experts en balistiques. Ils permettront de déterminer la part de volonté dans ce meurtre justement dénommé "homicide volontaire" dans la qualification de la mise en examen. 

*Le prénom de l'enfant, âgé de sept ans au moment des faits, a été modifié

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