Sept personnes soupçonnées d'escroquerie envers le CHU de Nice devant la justice

Sept personnes soupçonnées d'avoir escroqué le Centre hospitalier universitaire de Nice en facturant des travaux non réalisés ont été placés en garde à vue ce mardi 26 mars. Ils seront jugés début juillet. Le préjudice s'élève à plus de 440.000 euros.

Ce mardi, sept personnes ont été placées en garde à vue par la brigade financière. 

Elles sont soupçonnées d'avoir escroqué le CHU de Nice en facturant des travaux non réalisés. Le montant du préjudice s'élève à 442.339 euros, indique le procureur de la République de Nice dans un communiqué ce jour.

Les faits se seraient déroulés entre 2018 et 2022. Et le 10 octobre 2022, le CHU alertait le parquet de Nice pour "une suspicion d’escroquerie commise à son préjudice par une entente entre trois de ses agents et plusieurs prestataires réguliers portant sur des travaux de rénovation non réalisés, mais facturés". 

Le parquet de Nice avait alors saisi la brigade de la criminalité financière du SIPJ 06 des chefs "d’escroquerie en bande organisée, détournement de fonds publics, corruption, trafic d’influence, prise illégale d’intérêt et blanchiment".

Deux saisies immobilières

Dans son communiqué Damien Martelli, le procureur de la République de Nice indique que les investigations (auditions et exploitation de comptes bancaires) ont permis de matérialiser les faits et révèlent  "l’implication du principal mis en cause et de sa compagne dans une importante escroquerie à l’assurance suite à la tempête Alex, pour un montant de 640 000 euros."

Deux saisies immobilières ont été réalisées.

À l'issue de leur garde à vue, les six principaux suspects (trois agents incriminés, dont le chef du bureau d’étude, ainsi que trois représentants des sociétés prestataires) ont été présentés au parquet de Nice et placés sous contrôle judiciaire. Le septième individu était convoqué.

Ils comparaîtront tous devant le tribunal correctionnel le 3 juillet 2024.